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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

L'évêque de Coutances-Avranches invite les catholiques manchois à participer au grand débat national

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Par , France Bleu Cotentin

Invité de France Bleu Cotentin, Monseigneur Laurent Le Boulc'h, évêque de Coutances-Avranches, appelle les catholiques manchois à participer au grand débat national. "Il y a un besoin d'échanger", explique le chef de file de l'Eglise dans la Manche.

"J'invite les catholiques à rejoindre les lieux de débat", confie Mgr Laurent Le Boulc'h, évêque de Coutances-Avranches
"J'invite les catholiques à rejoindre les lieux de débat", confie Mgr Laurent Le Boulc'h, évêque de Coutances-Avranches - Diocèse de Coutances

Un mois après l'appel des évêques au dialogue et au débat pour contribuer à sortir de la crise des "gilets jaunes", l'Église appelle les catholiques manchois à participer aux débats nationaux. Laurent Le Boulc'h, évêque de Coutances-Avranches, était l'invité de France Bleu Cotentin ce mardi. 

Pourquoi l'Eglise catholique se saisit-elle de ce grand débat national ? 

Nous avons tout intérêt à relancer le dialogue dans notre société, vu les ruptures et les fractures qui se dessinent. L'Eglise se met au service de la population et de notre vie démocratique. Je pense aussi que les catholiques ont des ressources : dans la pensée sociale de l'Eglise, il y a des repères pour mieux vivre ensemble, comme l'orientation vers un bien commun. 

Vous appelez à participer, mais sous quelle forme ? En organisant des débats dans les églises, les salles paroissiales ? 

Non. L'épiscopat l'avait proposé, avant même la décision d'un débat national. Il y en a eu dans des petites équipes. J'invite les catholiques à rejoindre les lieux de débat, ou à participer via le site internet. Il ne s'agit pas seulement de débattre entre nous, mais aussi avec tous. 

Comment renouer le dialogue ? 

C'est difficile car il y a des conditions à poser. Et plus on tarde, plus les gens sont exaspérés. Il faut de l'écoute, qui est assez fragile aujourd'hui ; la capacité à se laisser remettre en cause par l'autre ; et puis il faut du temps. Alors, je ne suis pas sûr que toutes les conditions sont réunies. Je condamne les violences. Je pense aussi que l'impact des réseaux sociaux fait que nous passons dans une culture de la passion et de la pulsion, qui l'emporte sur la raison trop souvent. Il faut retrouver des fondements d'humanité. 

Y a-t-il des lignes rouges, des sujets à ne pas aborder ? Faut-il par exemple, revenir sur la question du mariage pour tous ? 

La question qui revient surtout pour moi, c'est celle de la bioéthique, de la PMA. Là, on touche à une conception de l'humain. Je pense qu'on a besoin de se parler. Qu'est-ce que c'est que d'être humain ? Alors évidemment, nous ne sommes pas toujours d'accord sur cette vision là. Mais il y a un besoin d'échanger. Je souhaite que ce débat nous éclaire. 

Êtes-vous confiant sur une sortie de crise ? 

Je l'espère, je ne suis pas devin. Mais il faut profiter de tout ce qui est possible pour essayer d'en sortir. C'est une crise profonde, avec des ressorts de mécontentement extrêmement profonds dont on ne sortira pas comme ça. Elle met en cause beaucoup de choses, pas seulement l'Etat mais aussi la manière de vivre de chacun. ça demande du temps et de l'exigence. On est dans une période de mutation importante. 

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