Société DOSSIER : Le plus de l'info de France Bleu Belfort Montbéliard

L'installation des gens du voyage sur l'Aéroparc agace le maire de Fontaine

Par Wassila Guittoune, France Bleu Belfort-Montbéliard mardi 12 septembre 2017 à 8:53

L'aire de grand passage de Fontaine étant saturé, deux-cents caravanes se sont installées sur l'Aéroparc de Fontaine (Photo d'illustration)
L'aire de grand passage de Fontaine étant saturé, deux-cents caravanes se sont installées sur l'Aéroparc de Fontaine (Photo d'illustration) © Radio France - LAURENT THEVENOT

Environ 200 caravanes se sont installées sur deux hectares de l'Aéroparc de Fontaine en fin de semaine dernière. La pratique est "tolérée" par la préfecture du Territoire de Belfort, mais agace beaucoup le maire de la commune de Fontaine.

Le maire de Fontaine, Pierre Fiétier, dénonce ce mardi l'installation d'environ 200 caravanes sur l'Aéroparc de Fontaine : "maintenant c'est établi dans leurs mœurs, chaque année, ils s'installent sur Fontaine (...) le site n'est pas fait pour ça". Il existe en effet une aire de grand passage sur la commune, pouvant accueillir 200 véhicules, mais l'aire est saturée. La communauté des gens du voyage explique n'avoir d'autre choix pour se réunir que de s'installer sur l'Aéroparc.

Aucune aire de grand passage dans l'Aire Urbaine n'est en capacité d'accueillir 400 caravanes

Fontaine est en effet devenu un lieu de passage privilégié de la communauté basé dans l'Est de la France. Selon les évangélistes qui occupent leur site, ils restent ici pendant 10 jours pour travailler sur les questions de familles, d’éducation : une sorte de colloque où l'on vient résoudre ses problèmes grâce à la religion. Le porte-parole de la communauté explique qu'aucune commune n'est de toute manière en capacité d'accueillir 400 caravanes dans l'est de la France. Dans le pays de Montbéliard, les deux aires de grand passage, situées à Arbouans et à Beaulieu-Mandeure ne peuvent pas accueillir plus de 200 caravanes chacune.

Une réunion prévue à l'automne avec les maires

Leur présence n'est pas illégale, précise la préfecture du Territoire de Belfort, bien au contraire. Elle a fait l'objet d'une convention : "la communauté s'engage à payer les charges d’électricité, d'eau, et de gestion des déchets, et à remettre en état le terrain". D'autre part, le préfet Hugues Besancenot, rappelle qu'il a appelé les maires du Territoire de Belfort à mettre à disposition un terrain qui puisse accueillir 400 à 500 caravanes pendant 10 jours, sans retour. "Ce n'est pas une solution qu'on impose (...) les maires ne sont pas candidats à accueillir ce type d'aire (...) nous organiserons une nouvelle réunion à l'automne".