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L'invité France Bleu Paris Matin : "une situation de crise" reconnait la présidente du SAMU social de Paris

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Par , France Bleu Paris

Christine Laconde était l'invitée aujourd'hui de France Bleu Paris Matin à 8h15. La directrice générale du Samu social de Paris parle de crise malgré les ouvertures de places d’hébergement en cette période hivernale.

Une maraude du Samu social de Paris, le jour de l'activation du plan "grand froid", le 13 décembre 2018 à Paris.
Une maraude du Samu social de Paris, le jour de l'activation du plan "grand froid", le 13 décembre 2018 à Paris. © Radio France - Pauline Pennanec'h

La directrice générale du Samu social de Paris, Christine Laconde, a répondu aujourd'hui aux questions de Nicolas Olivier lors de l'interview de 8h15 à la matinale de France Bleu Paris.

Retrouvez l'interview à écouter ici :

L'interview de Christine Laconde, directrice générale du Samu social de Paris, dans France Bleu Paris Matin

Nicolas Olivier : Est ce qu'il y a toujours une situation de tension sur la question de l’hébergement d'urgence dans la capitale ?

Christine Laconde : Oui, on peut dire que la situation reste une situation de tension voire de crise malgré des ouvertures de places d’hébergement complémentaires en masse puisqu'il y a eu 1.800 places ouvertes dores et déjà. Pour autant, on reste avec une situation dégradée particulièrement avec les familles. Hier, on a eu 800 personnes qui ont appelé le 115 et parmi elles, il y avait plus de 600 personnes en famille. La tension est beaucoup plus vive que les hivers précédents.

N.O : Les associations ont beaucoup insisté sur l'augmentation du nombre de familles à la rue, notamment des femmes avec des bébés. Cela vous inquiète particulièrement ?

C.L : La situation des familles est probablement celle qui nous inquiète le plus, même s'il ne faut pas oublier les personnes isolées. Ces familles, on les voit assez peu dans la rue parce qu'elles essaient de s'abriter comme elles le peuvent. D'ailleurs ça a été assez médiatisé, certaines peuvent s'abriter dans les salles d'attente des urgences ou tenter de trouver des solutions de fortune un soir chez quelqu'un, un autre soir chez une autre personne. Il y a même des hébergements chez des tiers qui ne sont pas gratuits. Donc oui, la situation des famille nous inquiètent énormément.

N.O : Vous évoquiez cette situation de crise, pourquoi on a l'impression que le 115 à Paris ne fonctionne pas assez bien. Le numéro est souvent injoignable ou alors il n'a pas de solutions à proposer. Comment remédier à ça ? 

C.L :  Je ne suis pas certaine qu'il faille dire qu'il y un problème au 115. Ce numéro est une sorte de thermomètre, il n'est que le révélateur de l'impossibilité ou de l'énorme difficulté à pouvoir accéder à un hébergement. On a essayé de comparer comment la situation évoluait d'année après année. Si je compare, il y a 3 ans, le premier lundi de janvier on avait reçu un peu moins de 5.000 appels, on avait répondu à 1.300 appels. Cette année, on a reçu 12.600 appels. Vous vous rendez compte ? En 3 ans, c'est quasiment une multiplication par trois des appels.

N.O : Donc un appel sur dix seulement est réellement pris en charge ?

C.L : Mais, là le problème n'est pas du 115. Ce n'est que le témoignage en quelque sorte de cette saturation. Cette situation de crise se vit également dans les accueils de jour. Ils sont ultra-saturés et on ne peut quasiment plus orienter ces familles vers ces accueils.

N.O : Dans huit jours, il va y avoir la troisième édition de la nuit de la solidarité, organisée par la mairie pour compter chaque SDF. C'est important pour vous d'avoir cet état des lieux ?

C.L : Oui c'est important. Tout ce qui permet d'affiner la connaissance sur les publics, comprendre leur parcours est extrêmement important. L'an dernier, 3.600 personnes ont été dénombrées. Je crains qu'il y en ait un peu plus cette année.

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