Société

L’Isère accueillera bientôt 250 réfugiés issus de la jungle de Calais

Par Léopold Strajnic, France Bleu Isère mercredi 5 octobre 2016 à 19:40

Réfugiés encadrés par un cordon de CRS lors d'une manifestation en marge de la Jungle de Calais
Réfugiés encadrés par un cordon de CRS lors d'une manifestation en marge de la Jungle de Calais © Maxppp -

Avec l'annonce du démantèlement de la Jungle de Calais, la région Auvergne Rhône-Alpes s'apprête à accueillir 1800 réfugiés d'ici quelques semaines. En Isère, 250 migrants seront hébergés. Certains maires ont annoncé leur refus d'accueillir ces migrants. D'autres au contraire s'y préparent.

A Saint Hilaire du Rosier, la réunion publique ce jeudi soir (19H00 à la salle des fêtes) s'annonce animée. Depuis que la commune a appris que soixante migrants issus de la Jungle de Calais seront bientôt hébergés dans l'ancien centre de vacances ERDF, « on ne parle plus que de cette nouvelle dans la commune ».

Faible impact

En Isère, d'ici quelques semaines, en tout 250 migrants issus de la jungle de calais seront accueillis dans le département, dont une centaine à Saint Martin d'Hères. « Reste donc moins de cent places d'accueil à trouver » explique le préfet Lionel Beffre, peut-être à Grenoble où « les discussions avancent sur ce point ». Mais pour le préfet, l’urgence, c’est de désamorcer la polémique, d'abord en insistant sur le faible impact de cet afflux de migrants :

« 250 c'est peu comparé aux 3000, voire 4000 demandeurs d'asile suivis en permanence en préfecture »

(ndlr : la préfecture de l’Isère traite les dossiers de demandeurs d’asile des départements de l’Isère, Drôme, Savoie, Haute-Savoie).

25 euros par jour par réfugié

D'autre part, ces migrants en provenance de la jungle ne séjourneront que quelques semaines en Isère, le temps de déposer une demande d'asile. Ensuite ils seront pris en charge par l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et placés dans d'autres centres d'accueil spécialisés (CADA, ATSA, UDA) pas forcément en Isère d'ailleurs. Enfin, sur le coût de cette prise en charge, « les communes ne débourseront pas un sou ! Il est intégralement à la charge de l'état, à hauteur de 25 euros par jour et par personne ».

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