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Société

L'Observatoire nantais des libertés demande au préfet de pacifier les opérations de maintien de l'ordre

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Par , France Bleu Loire Océan

L'Observatoire Nantais des Libertés réclame un changement dans les pratiques du maintien de l'ordre. Il publie un rapport sur la base de témoignages et d'articles collectés de mai 2017 à mai 2019 et dénonce une escalade des tensions entre la police et les manifestants. Il demande à voir le préfet.

Les forces de l'ordre à Nantes pour le 26e samedi de mobilisation des "gilets jaunes"
Les forces de l'ordre à Nantes pour le 26e samedi de mobilisation des "gilets jaunes" © Radio France - Anne Patinec

Nantes, France

Ils veulent pacifier le maintien de l'ordre.  Une douzaine d'associations (*) rassemblées au sein de l'Observatoire Nantais des Libertés viennent de publier un rapport. Leur constat : il y a une escalade des tensions ces dernières années entre la police et les manifestants, une montée de la violence constatée depuis quatre ou cinq ans. Ce collectif souhaite rencontrer le préfet et le procureur de la République pour débattre et formuler des propositions.

Deux années d'observation

Le rapport de l'Observatoire Nantais des Libertés  se base sur des témoignages et des articles de presse recueillis entre mai 2017 et mai 2019. Il est dense et alarmant : 67 pages qui concluent à des dérives de la part des forces de l'ordre : utilisation offensive de lanceur de balles de défense et de grenades de désencerclement, usage non maîtrisé des armes par les forces de l'ordre, manifestants molestés alors qu'il ne présentent aucun danger, blessures physiques et dommages psychologiques. L'observatoire dénonce une disproportion entre la dangerosité des manifestants et la réaction des forces de l'ordre. Il parle de graves atteintes au droit de manifester et aussi d'absence de reconnaissance des victimes. Selon lui les plaintes des manifestants blessés ont toutes été classées sans suite

L'observatoire réclame la pacification des opérations de maintien de l'ordre sur Nantes. Cela passe,dit-il, par l'arrêt de l'usage massif des gaz lacrymogènes. et des armes dangereuses. Mais aussi par l'instauration d'un dialogue avant et pendant la manifestation, comme les brigades anti-conflit qui existent, précise l'observatoire en Angleterre et en Allemagne.  

La préfecture fait savoir qu'elle s'exprimera une fois la demande d'audience reçue et que pour l'heure le rapport n'a pas été porté à sa connaissance.

*de la LDH (Ligue des Droits de l'homme) au SAF (Syndicat des Avocats), en passant par le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) et l'ARAC (association d'anciens combattants), ATTAC, la Ligue de l'Enseignement 44, France Palestine Solidarité et MNLE (Mouvement National de Lutte pour l'Environnement)