Société

L’Union Française pour une Médecine Libre (UFML) s’inquiète du nombre de suicides chez les médecins

Par Martine Bréson, France Bleu Paris lundi 17 février 2014 à 15:28 Mis à jour le mardi 18 février 2014 à 5:00

Clone of Stétoscope de médecin (illustration )
Clone of Stétoscope de médecin (illustration ) © Fotolia.com

Il y a deux fois et demi plus de suicides chez les médecins que dans le reste de la population. C’est plus que chez les policiers, plus que dans une entreprise comme France Télécom qui a été durement touchée. Près de 45 médecins font une tentative de suicides tous les ans. Pour alerter le ministère de la Santé, l’UFML demande aux médecins de mettre un voile noir sur leur plaque ce mardi.

L’UFML organise aussi une action devant le ministère , une sorte de happening.

Le suicide des médecins touche toutes les régions, les villes comme les campagnes. C’est l’énorme charge de travail à laquelle ils doivent faire face et l’épuisement qui en découle qui seraient la cause principale de ces suicides. Les généralistes travaillent 12 à 15 heures par jour en moyenne. Cet épuisement professionnel que l’on appelle le burn out entraine souvent le passage à l’acte. Ce sont les femmes psychiatres, généralistes ou anesthésistes qui ont entre 45 et 50 ans qui sont les plus exposées au burn out.

Les contraintes administratives de plus en plus lourdes, les patients qui les agressent et le manque de considération seraient de plus n plus difficile à gérer par les médecins. Quand à leur rémunération elle est loin de compenser le surmenage. Avec 23 euros pour une consultation chez un généraliste, la France est l’un des pays européens où la tarification médicale est la plus basse . En région parisienne les médecins sont d’avantage au bout du rouleau qu’en province. Ils sont 53% en région parisienne contre 40% dans les autres régions à se déclarer menacé par un burn out .

E burn out OK