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Société

L'Université de Limoges veut agir contre le harcèlement et les violences sexistes

mercredi 7 mars 2018 à 12:14 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Après avoir mené sa propre enquête auprès des étudiantes, l'Université de Limoges constate l'importance des agressions sexistes, dans les bus et sur les campus, et envisage des actions. La vice-présidente déléguée à l'égalité homme-femme était l'invitée de France Bleu Limousin à 8h15.

Neuf femmes sur dix déclarent avoir déjà été victimes de harcèlement sexuel dans les transports en commun en France (illustration)
Neuf femmes sur dix déclarent avoir déjà été victimes de harcèlement sexuel dans les transports en commun en France (illustration) - Olivier Corsan/PHOTOPQR/LE PARISIEN

Limoges, France

Les étudiantes limougeaudes sont-elles concernées par le harcèlement dans les transports en commun ? Manifestement oui, à en croire les résultats d'une enquête menée par l'Université de Limoges.  Valérie Legros, maîtresse de conférence et vice-présidente déléguée à l'égalité et à la qualité de vie, répondait à Nathalie Col ce mercredi matin sur France Bleu Limousin.

Sur 16.000 étudiants, l'Université a reçu 1.500 réponses.  "On voit un vrai intérêt par rapport à ce sujet, les étudiantes sont concernées", commente Valérie Legros, "40% déclarent avoir été discriminées ou agressées dans les 12 derniers mois". En majorité, il s'agit de comportements sexistes : "des commentaires sur la tenue, des cheveux qu'on touche". Il y a aussi quelques agressions racistes et homophobes.  Et tout cela le plus souvent dans les transports, notamment les lignes de bus 2 et 10, qui desservent les facultés de Sciences et de Lettres. 

Valérie Legros est vice-présidente de l'Université de Limoges, déléguée notamment à l'égalité homme-femme. - Radio France
Valérie Legros est vice-présidente de l'Université de Limoges, déléguée notamment à l'égalité homme-femme. © Radio France - Nathalie Col

"Un quart des agressions ont lieu sur nos campus, ce qui veut dire que ça doit avoir des incidences", ajoute la vice-présidente de l'Université. L'établissement limougeaud n'a pas attendu l'affaire Weinstein pour réagir. "C'est une préoccupation qui date de 2014-2015", avec le projet de mettre en place un dispositif d'accueil et d'accompagnement, ouvert aux étudiants et au personnel.  La maison médicale prend déjà en charge des étudiants ou étudiantes victimes . "Nous travaillons aussi à la mise en place d'une campagne pour sensibiliser les étudiants à ce qu'est le harcèlement, et en leur donnant tous les numéros utiles".