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Culture – Loisirs

Découverte de la base secrète du mont Salbert à Belfort

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

La base radar de l'OTAN sous le mont Salbert, à côté de Belfort, est en cours de réhabilitation. Les membres de l'association Atomes ouvrent les portes de cette ancienne base classée secret défense pour des visites ponctuelles. L'occasion de découvrir une place mystérieuse de Belfort.

La base est située sous le mont Salbert à 85 mètres de profondeur
La base est située sous le mont Salbert à 85 mètres de profondeur © Radio France - Mado Oblin

Fort du Salbert, Belfort, France

De l'extérieur, on ne voit que la porte d'entrée, on imagine mal qu'en pleine forêt, sous le mont Salbert, juste à côté de Belfort, se trouve une ancienne base secrète de 10 000 m² située à 85 mètres de profondeur.

Le fort du Salbert a été construit entre 1953 et 1958. Il servait à détecter les avions venus de l'Est, en particulier de l'URSS, pendant la Guerre froide. Cette base n'a servit qu'un an. Le temps de la construire, les technologies avaient évoluées et les avions de volaient plus avec des hélices mais avec des réacteurs, trop rapides pour ses radars. Elle est donc rapidement devenue obsolète et a fermé en 1959. Ce site était classé secret défense jusqu'à ce que la ville le récupère en 1972. Non entretenu, le lieu a été régulièrement vandalisé. Depuis 2016 l'association Atomes s'attache à le restaurer. 

Quatre kilomètres de galerie ont été découvert - Radio France
Quatre kilomètres de galerie ont été découvert © Radio France - Mado Oblin

Deux ans de travaux de réhabilitation

Hubert Schmaltz, se souvient :"Quand on a récupéré les clefs, le fort était dans un état désastreux, complètement vandalisé, il n'y avait plus d'électricité, des gravats partout, tout était détruit." Il a souhaité laisser une salle en l'état pour monter l'ampleur des dégâts aux visiteurs. On peut y voir les dalles au sol arrachées et les murs tagués. Le fort a été presque entièrement vidé de ses fils de cuivre.

Pour le remettre en état, ils ont évacué les gravats, réinstallé l'électricité, puis ils ont entrepris de recréer le plus fidèlement possible les salles, entre autre, l'infirmerie, la salle des cartes et une salle de repos. "Dans la salle de projections, qui était la salle dédiée aux débriefes des officiers, on a repeint l'écran d'origine", détaille Hubert Schmaltz. 

Les transformateurs électriques font partis des seules pièces d'origines encore présentes dans le fort - Radio France
Les transformateurs électriques font partis des seules pièces d'origines encore présentes dans le fort © Radio France - Mado Oblin

Un futur musée de la Guerre froide

Toutes les indications sur l'organisation du fort ont été recueillies notamment grâce au témoignage d'un Belfortain qui a travaillé dans la base en 1958. Comme la base était classée secret défense, la documentation est quasi-inexistante. Le matériel d'origine a aussi disparu, les Américains ont vidé le fort quand ils sont partis en 1959. Les bénévoles collectent donc du matériel d'époque afin de "montrer à quoi ressemblait la vie pendant la Guerre froide", explique Hubert Schmaltz. 

Hubert Schmaltz est le président de l'association Atomes, il présente les visites - Radio France
Hubert Schmaltz est le président de l'association Atomes, il présente les visites © Radio France - Mado Oblin

Les membres de l'association ne comptent pas s'arrêter là, ils espèrent créer le premier musée dédié à la Guerre froide en France. Dans quelques mois, le fort accueillera deux avions d'époque, un Mirage IIIE et un Fouga Magister, ils seront démontés pour passer la porte puis remontés à l'intérieur d'une des salles. 

Visites pendant les Journées du patrimoine

Les bénévoles organisent aussi des visites ponctuelles. Ce weekend du 17 et 18 août 2019, ils accueillent une centaine de visiteurs, l'occasion de rappeler le travail de restauration qu'ils ont fourni. En 2018, 3 300 personnes ont pu découvrir ce lieu plein de mystères. Il sera possible de visiter la base au cours des Journées du patrimoine, les 21 et 22 septembre 2019. Renseignements auprès de l'Office de tourisme de Belfort

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