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La Bourgogne accueille des migrants de la "jungle" de Calais

Par Stéphanie Perenon, France Bleu Bourgogne lundi 24 octobre 2016 à 13:10

Les locaux de la base de loisirs d'Auxonne ont déjà accueilli cette année des migrants en provenance de Calais (photo d'archive)
Les locaux de la base de loisirs d'Auxonne ont déjà accueilli cette année des migrants en provenance de Calais (photo d'archive) © Radio France - Arnaud Racapé

L'évacuation totale de la "Jungle" de Calais a débuté ce lundi matin dans le calme. La Bourgogne a accueilli en fin d'après-midi les premiers migrants en provenance du Nord, dans des Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO), à Digoin et Chardonnay en Saône-et-Loire et prochainement en Côte-d'Or.

Le démantèlement de la "Jungle" de Calais a débuté ce lundi matin, dans le calme selon le gouvernement. La Bourgogne est l'une des premières destinations. Un bus transportant cinquante Soudanais doit rejoindre les communes de Digoin et de Chardonnay en Saône-et-Loire. La préfecture de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce la création de 550 places dans vingt-et-un Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO), dans les huit départements. Les premières arrivées sont prévues ce lundi en Saône-et-Loire, dans le Territoire de Belfort, le Doubs, l'Yonne et la Haute-Saône.

A Digoin , la municipalité confirme à demi-mots mais n'a pas souhaité apporter plus de précision. Concernant Chardonnay, le petit village du Haut-Mâconnais avait déjà accueilli des migrants en provenance du camp de Steenworde en juillet dernier. Le maire de ce petit village confirme l'arrivée de vingt-deux personnes mais regrette de n'avoir été prévenu qu'au dernier moment. Paul Perre ne comprend pas le choix de son village " pour la proportion du village de Chardonnay, si on avait eu trois ou quatre amilles à s'occuper dignement, cela aurait été mieux perçu de la population. "

Paul Perre le maire de Chardonnay en Saône-et-Loire

La Côte-d'Or accueillera prochainement 130 personnes

Dans un nouveau communiqué la préfecture précise que ces migrants pourront "trouver refuge dans trois CAO installés ou en cours d'installation à Athée, Chevigny-Saint-Sauveur et à Dijon.

La préfecture de la région Bourgogne-Franche-Comté rappelle que cet accueil répond aux engagements internationaux souscrits par la France : c'est une mise à l'abri de personnes vulnérables.

Un devoir d'humanité

- Christiane Barret, préfète de la Région Bourgogne-Franche-Comté

La préfète de la Région Bourgogne-Franche-Comté rappelle que dans le préambule de la Constitution est inscrit la tradition d'accueil de notre pays, que la France est signataire de la convention de Genève sur le statut des réfugiés, et de poursuivre " ces personnes ont vécu des choses souvent très très dures et si nous étions à leur place nous aimerions bien qu'un pays en paix nous tende les bras. La France est fière d’exercer ce droit d'asile et d’accueillir des gens qui ont vécu des choses dramatiques."

Et de préciser que dans ces Centres d'Accueil et d'Orientation, on va faire le point sur la situation de ces migrants pour leur permettre de déposer une demande d'asile. C'est une solution d’hébergement provisoire avec un accompagnement administratif et social.

Christiane Barret, préfète de la Région Bourgogne-Franche-Comté

Le collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants 21 appelle à un rassemblement ce mardi à 18 heures place François Rude à Dijon, en soutien aux migrants et contre les expulsions de Calais.

→ À lire aussi : Migrants hébergés à Auxonne : "envie d'une vie normale"

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