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Société

La boxeuse du Val-de-Marne, Estelle Mossely, "boxe" les préjugés avec les collégiens

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Le sport féminin à l'honneur sur France Bleu, ce week-end du 9-10 février. France Bleu Paris vous présente l'opération "boxer les préjugés". C'est la championne olympique de boxe, Estelle Mossely, qui l'a met en place, chez elle, dans les collèges du Val-de-Marne.

Estelle Mossely, la championne olympique de boxe, au collège Lucie Aubrac de Champigny-sur-Marne.
Estelle Mossely, la championne olympique de boxe, au collège Lucie Aubrac de Champigny-sur-Marne. © Radio France - Faustine Mauerhan

Champigny-sur-Marne, France

France Bleu Paris s'engage ce week-end du 9-10 février, pour le sport féminin. Votre radio est partenaire de l'opération "Sport féminin Toujours" du ministère des Sports. Découvrez donc des initiatives, des opérations qui valorisent les sports pour et par les femmes. Comme avec l'association d'Estelle Mossely, la boxeuse originaire du Val-de-Marne, première française à décrocher une médaille d'or aux JO (de 2016). Elle a créé l'Observatoire européen du sport au féminin et se déplace dans les collèges pour "boxer les préjugés". 

Un cours de boxe pour découvrir et un débat sur les clichés

Et ça passe d'abord par une petite séance au gymnase. La championne olympique fait découvrir "le crochet", "l’uppercut" aux adolescents. Dans un ring gonflable, ils s’affrontent, filles contre garçons.

Mais c'est en cours que la championne boxe les clichés des ados, en racontant son expérience. "Quand j’ai commencé la boxe, il n’y avait même pas de vestiaire pour les filles. Mais j’ai trouvé des solutions, parce que je n’ai pas fait attention à tout ce qu’il y avait autour. C’était un sport qui m’apportait tout ce que je cherchais, qui me permettait de me dépenser et ça m’a fait oublier tout le reste", raconte la sportive devant la classe.

En classe, Estelle Mossely raconte son expérience de boxeuse dans un monde d'hommes. - Radio France
En classe, Estelle Mossely raconte son expérience de boxeuse dans un monde d'hommes. © Radio France - Faustine Mauerhan

Un exemple pour la plupart des collégiens qui respectent sa médaille d'or, alors peut-être qu'ils l'écoutent un peu plus, elle, que leurs professeurs. Estelle Mossely en profite donc "pour passer un message, dire aux jeunes qu’ils seront de toute façon bien accueillis dans les clubs, pour les intéresser à des sports auxquels ils n’auraient pas pensé, et peut-être faire tomber quelques préjugés."

La danse c’est pas pour les garçons

Il y a des sports de fille et des sports de garçon. Les filles ne peuvent pas faire du rugby. Les garçons ne doivent pas faire de la danse. Voilà autant de clichés que la boxeuse française présente aux collégiens. Et ça avance, se réjouit Estelle Mossely. "Quand on leur demande si la boxe est un sport de fille ou de garçon, ils répondent 'les deux'. Si on avait demandé ça il y a 5, 10 ans ils auraient répondu 'un sport de garçon'. Il y a des avancées parce que des champions, aussi bien fille que garçon, se sont illustrés dans beaucoup de disciplines. C’est le sport de haut-niveau qui montre l’exemple aux jeunes. Plus il y aura de champions, plus ça paraîtra normal qu’une fille fasse de la boxe, qu’un garçon fasse de la danse et plus on fera tomber les préjugés qu’on a pu avoir par le passé."

Plus concrètement, pour lutter aussi contre l'auto-censure des filles, le département du Val-de-Marne finance les deux tiers de la licence des adolescentes en 4e et 3e à l'UNSS, le sport à l'école. Les études montrent en effet qu’elles ont tendance à arrêter le sport à cette âge-là.

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