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Société

La brigade verte du Mans traque les incivilités liées à la saleté

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Par , France Bleu Maine

Les agents de la brigade verte parcourent Le Mans à la recherche des dépôts d'ordures sauvage. Ils enquêtent pour trouver les auteurs des incivilités et leur rappeler la loi.

Les agents de la brigade verte cherchent des indices dans les poubelles pour trouver qui les a déposées en dehors des horaires de collecte.
Les agents de la brigade verte cherchent des indices dans les poubelles pour trouver qui les a déposées en dehors des horaires de collecte. © Radio France - Clémentine Sabrié

Le Mans, France

Débusquer les dépôts de déchets sauvages, les crottes de chien et les mégots qui traînent par terre, et, surtout, trouver les auteurs de ces incivilités. Telles sont les missions des six agents de la brigade verte du Mans. Depuis début juillet, ils sillonnent les rues de la ville du lundi au vendredi. Ils sont rattachés à la police municipale, sans être policiers. Ils "se promènent dans les lieux publics et règlent les problèmes d'incivilité qu'ils rencontrent", explique Christophe Counil, adjoint au maire délégué à la Vie des quartiers et de la sécurité publique. Le Mans suit l'exemple de villes, comme Tours et Nantes, qui ont mis en place ce type de service depuis plus d'un an.

Aucune trace de l'identité du propriétaire de ces sacs posés négligemment contre un mur, avenue de Rostov-sur-le-Don. - Radio France
Aucune trace de l'identité du propriétaire de ces sacs posés négligemment contre un mur, avenue de Rostov-sur-le-Don. © Radio France - Clémentine Sabrié

Enquête de terrain pour démasquer les salisseurs

En déambulant dans les rues du centre-ville, mercredi 13 novembre, quatre agents de la brigade verte tombent sur un conteneur plein à ras bord de carton, derrière le centre commercial des Jacobins. Tout autour, d'autres cartons et des sacs poubelle. Le responsable de la brigade, Christope Méterreau, explique ses dépôts sauvages par la théorie de la vitre brisée. Quand une personne se permet de jeter ses ordures n'importe comment, les autres se sentent autorisées à faire la même chose. C'est un cercle vicieux.

Olivier, au milieu, a trouvé un colis sur lequel se trouvent des coordonnées. Ses collègues et lui doivent maintenant trouver s'il s'agit de celles du propriétaire du sac poubelle. - Radio France
Olivier, au milieu, a trouvé un colis sur lequel se trouvent des coordonnées. Ses collègues et lui doivent maintenant trouver s'il s'agit de celles du propriétaire du sac poubelle. © Radio France - Clémentine Sabrié

Les hommes en bleu enfilent des gants de protection et plongent dans les sacs à la recherche d'indices. Il ne faut qu'une minute pour qu'Olivier en trouve un. Il tend un paquet à son collègue, Romain. "Là on vient de tomber sur un colis, qui a été livré chez quelqu'un, donc il y a son adresse", montre ce dernier. Olivier prend en photo l'étiquette avec le portable de la brigade, tandis que Romain note les détails sur son carnet. A la fin de la journée, ils écrivent un rapport pour leur hiérarchie. Ils vont tenter de joindre le propriétaire du paquet, vérifier si c'est lui qui a déposé sa poubelle là, en dehors des horaires de ramassage, et lui rappeler les règles de civisme.

Un, deux, trois... sanction !

Au bout de deux avertissements, les agents peuvent sanctionner. Ils ont trois façons de le faire. Ils peuvent appeler des policiers municipaux pour qu'ils verbalisent l'auteur des incivilités. Les amendes peuvent aller de 35 à 1.500 euros. Sinon, ils peuvent faire facturer l'enlèvement d'un dépôt sauvage encombrants par les cantonniers de la ville. Une fois, ils ont facturé une centaine d'euros à une femme qui avait laissé tous les meubles dont elle ne voulait plus sur le trottoir, sans prévenir la mairie. Dernière option :  "La mesure de réparation, par exemple en venant travailler quelques heures au service propreté de la ville", détaille Christophe Counil.

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