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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

La cabane des gilets jaunes de Basse-Ham reconstruite : "On ne lâche rien"

vendredi 12 avril 2019 à 18:45 Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord

Démantelée puis détruite par un incendie cet hiver, la cabane des gilets jaunes de Basse-Ham est en cours de reconstruction. "Plus qu'un symbole", assurent ceux qui sont mobilisés depuis déjà 5 mois et qui disent vouloir repartir de plus belle avec le printemps.

Une partie des gilets jaunes de Basse-Ham devant leur cabane presque terminée
Une partie des gilets jaunes de Basse-Ham devant leur cabane presque terminée © Radio France - Cécile Soulé

Basse-Ham, France

Ce week-end, cela fera 5 mois que le mouvement des gilets jaunes a débuté. Après une baisse de mobilisation cet hiver, et même si les manifestations du week-end dernier ont été les moins suivies depuis le 17 novembre, le mouvement retrouve de la vigueur avec l'arrivée du printemps. A côté des rond-points, les cabanes sont en train d'être reconstruites par des gilets jaunes qui disent ne vouloir rien lâcher, comme à Basse-Ham, en Moselle.   

Elle a commencé à sortir de terre il y a 3 semaines : la voilà presque terminée, au bord de la route. Encouragé par les klaxons, "chacun vient donner un coup de main pour reconstruire notre cabane" explique Maeva, 31 ans, gilet jaune de la première heure et mère d'un garçon de 10 ans. Maeva reconnait qu'il y a eu du découragement ces derniers mois, notamment quand leur cabane a été successivement démantelée puis détruite par un incendie, elle-même n'a pas manifesté cet hiver, "il pleuvait, il faisait froid mais maintenant les beaux jours reviennent, les gens sont de retour pour aider, c'est très convivial".  

Le mur des "signatures" des gilets jaunes de Basse-Ham - Radio France
Le mur des "signatures" des gilets jaunes de Basse-Ham © Radio France - Cécile Soulé

On ne lâche rien parce que le gouvernement ne nous a pas vraiment écouté

Au bout de 5 mois, la mobilisation repart de plus belle, assure l'un de ses collègues, Chris, 31 ans également, cuisinier et serveur de profession, pour qui la reconstruction de la cabane est plus qu'un symbole : "Reconstruire la cabane, qu'on appelle aussi maison du peuple, ou lieu de vie, c'est aussi permettre à ceux qui ne peuvent pas manifester, ni occuper les ronds-points de venir nous voir de temps en temps, c'est pour eux aussi qu'on reconstruit ce lieu".  

"On ne lâche rien parce que le gouvernement ne nous a pas vraiment écouté sur la question du pouvoir d'achat, j'ai moi-même participé à des réunions du grand débat mais nous n'avons pas été entendus", ajoute un autre gilet jaune de Basse-Ham, chef d'entreprise, qui se fait appeler "le magicien". Une dizaine de personnes passent chaque jour à la cabane, une quarantaine le week-end, avec un barbecue tous les dimanches. Le printemps des gilets jaunes ne fait que commencer à Basse-Ham

Reportage sur la reconstruction de la cabane des gilets jaunes à Basse-Ham