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Société

La centrale nucléaire de Chinon est-elle vulnérable à une cyber-attaque ?

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Par , France Bleu Touraine

Les centrales nucléaires seraient des cibles particulièrement vulnérables aux cyberattaques selon le très sérieux think tank Chatham House qui a enquêté pendant 18 mois. Mais à la centrale de Chinon, on assure que ce type d'intrusion est impossible.

La centrale de Chinon
La centrale de Chinon © Maxppp - Franck Fouquet

Le scenario d'un piratage informatique de la centrale de Chinon est-il envisageable ? Oui à en croire un rapport écrit par un groupe de réflexion britannique, le très sérieux think tank Chatham House et qui repose sur 18 mois d'enquête). Cette étude révèle que l'industrie nucléaire est très en retard dans la prévention du risque technologique : financements insuffisants de la prévention, manque de formation, de normes réglementaires, recours à des logiciels de série peu onéreux.

Les centrales nucléaires seraient donc des cibles particulièrement vulnérables aux cyber-attaques. Et le rapport prend pour exemple un virus qui avait perturbé le fonctionnement de sites nucléaires iraniens en 2010**, à cause d'une clé USB.

Deux circuits informatiques distincts à la centrale de Chinon

Mais à la centrale de Chinon, on assure que ce type d'intrusion est impossible. D'abord parce qu'il y a deux réseaux informatique distincts. D'une part un réseau qui gère la partie industrielle et qui fonctionne à huis clos, en circuit fermé. Il ne peut pas être piraté de l'extérieur assure la direction. D'autre part, le réseau informatique utilisé par le personnel et qui est donc indépendant donc de la partie industrielle. Celui ci est connecté à Internet mais les employés qui l'utilisent sont régulièrement sensibilisés au risque de cyberattaque comme l'explique Fabrice Guyon, secrétaire général de la CGT à la centrale de Chinon. "On doit pas mélanger nos matériels personnels (disque dur externe, clef USB....) avec le matériel de la centrale. Les accès internet sont bridés. Il faut justifier d'un besoin. On peut pas faire Google et aller sur n'importe quel site par exemple".

Par ailleurs, une cellule dédiée aux risques de cyber-attaque existe au sein de la centrale. Du personnel et un budget conséquent y sont consacrés assure la direction sans donner de détail.

Chinon est vulnérable selon Sortir du nucléaire

Mais le mythe selon lequel les centrales sont protégées parce qu'elles ne sont pas connectées est révolu estime Rémi Filliaux du réseau "Sortir du nucléaire en Touraine".

Rémi Filliaux du réseau "Sortir du nucléaire en Touraine"

Bruno Carraro, secrétaire syndical "chimie énergie" à la CFDT, en charge notamment du dossier de la centrale de Chinon, n'est pas d'accord avec l'analyse de Sortir du Nucléaire. Il rappelle qu'EDF a renforcé il y a moins d'un an la procédure pour minimiser les risques d'une cyber-attaque.

Bruno Carraro, secrétaire syndical "chimie energie" à la CFDT

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