Société

La CGT et FO vont boycotter la conférence sociale mardi

Par Marie Mutricy, France Bleu lundi 7 juillet 2014 à 15:13

La conférence sociale, ce sera sans la CGT et FO mardi
La conférence sociale, ce sera sans la CGT et FO mardi © MaxPPP

A peine commencée lundi, la 3e conférence sociale perd déjà deux participants. La CGT et FO vont boycotter la 2e journée, mardi. Une décision contre-productive, pour la CFDT.

Pour la 1ere journée de la conférence sociale, lundi 7 juillet, la photo de famille est complète : le président de la République, les syndicats, le patronat, ils sont tous là. Mais mardi, la CGT et FO ont annoncé qu’aucun de leurs membres ne siégerait.

Décision inédite de la CGT

Les deux syndicats ont informé François Hollande de leur décision lors de leur entretien avec le chef de l'Etat. La CGT et FO veulent ainsi protester contre les décisions du Premier ministre Manuel Valls, notamment sur le report partiel du compte pénibilité, annoncé sans consultation des organisations syndicales. Du "mépris", pour Jean-Claude Mailly, de FO.

Un boycott contre-productif pour la CFDT

Pour la CFDT, les menaces de boycott et ultimatums syndicaux et patronaux sont contre-productives. "Nous, nous ne sommes ni dans les ultimatums, ni dans les menaces, ni dans les postures, nous sommes dans la mobilisation et les propositions " a déclaré Laurent Berger, le numéro 1 de la CFDT. Même s’il "critique également le report du compte pénibilité que [la CFDT souhaite] voir inscrit dans le marbre par la parution des décrets dès ce mois-ci ".

Le Medef avait également menacé de ne pas participer à cette 3e conférence sociale.

A quoi sert la 3e conférence sociale ?

C’est François Hollande qui a créé ce grand rendez-vous de négociation entre patronat et syndicats , après son éléction. Il voulait à l’époque mettre en place "un dialogue social à la française ".

La conférence sociale doit permettre de fixer la "feuille de route " sociale pour l’année à venir. Par exemple, les dernières conférences sociales ont permis d'aborder et de négocier autour de la sécurisation de l’emploi en 2012 et de la formation en 2013 .

Cette année, même si le report du compte pénibilité crispe les partenaires sociaux, l’emploi des jeunes, le développement de l’apprentissage, l’alternance font partie des tables rondes, ce qui pourrait permettre des avancées.

Autre point sensible : cette 3e conférence sociale est censée mettre en œuvre le "pacte de responsabilité" lancé par François Hollande. Mais les syndicats attendent des engagements concrets des chefs d’entreprises, en terme d’emploi en échange des 40 milliards d’euros d’allégements de charges obtenus. Pas sûr qu’ils obtiennent satisfaction.