Climat – Environnement

La chaleur s'installe dans le Gard

Par Camille Payan, France Bleu Gard Lozère mardi 13 juin 2017 à 10:43

La chaleur va durer plus d'une semaine dans la région
La chaleur va durer plus d'une semaine dans la région © Maxppp - maxppp

Le thermomètre s'affole dans le Gard : on frôle les 40 degrés. C'est l'été et même la canicule avant l'heure puisque le mercure ne descend pas en dessous des 24 degrés la nuit et ça va durer plus d'une semaine d'après le chef de centre de Météo France invité de France Bleu Gard-Lozère ce mardi.

C'est à Alès qu'il a fait le plus chaud ce lundi : 37 degrés à l'ombre. Ce n'est pas un record pour le mois de juin mais cela reste exceptionnel et ça va encore durer ces prochains jours dans tout le département. Le chef de centre de Méteo France Stéphane Roos l'a confirmé ce mardi matin sur France Bleu Gard-Lozère.

Le mercure ne va pas descendre en dessous des 30 degrés avant le début de la semaine prochaine et les nuits seront aussi très chaudes (pas en dessous de 24 degrés par endroit) ce qui explique que nous sommes déjà dans une période de canicule. La vigilance jaune est en vigueur depuis lundi.

"Il ne faut pas s'attendre à une baisse des températures avant lundi prochain." - Stéphane Roos prévisionniste Météo France

Sécheresse et pollution de l'air

Les prévisions donnent presque mal à la tête. L'air est particulièrement sec et lourd et le vent est très faible. Les conditions sont idéales pour la pollution de l'air. ATMO-Occitanie, l'observatoire de la qualité de l'air dans notre région, est en alerte et prévoit plusieurs épisodes de pollution de l'air dans les prochains jours.

Pour les agriculteurs, ces fortes chaleurs ne sont pas non plus les bienvenues : la terre est déjà très sèche et la pluviométrie très faible. L'été s'annonce compliqué.

Pourquoi c'est toujours à Nîmes qu'il fait le plus chaud ?

La ville de Nîmes est très souvent citée comme la ville la plus chaude de France, c'est là où le thermomètre donne le plus le tournis. Pourquoi ? La ville de Nîmes est située dans une zone où il y a peu de mouvement de masse d'air en été. En fait Nîmes est "coincée" entre les Alpes, les Pyrénées et les Cévennes. Les montagnes protègent en quelque sorte la ville et stoppent les mouvements d'air.

Une des conséquences du réchauffement climatique ?

Cette vague de chaleur soudaine était attendue. Depuis plusieurs mois déjà on a constaté des très hautes pressions centrées au large de l'Irlande qui font barrage aux perturbations venant de l'autre coté de l'océan, des États-Unis.

Résultat, nous sommes bloqués dans une masse d'air chaude qui ne bouge pas. Il est difficile de dire que ces fortes chaleurs sont la conséquence directes du réchauffement climatique. Il faut attendre plusieurs années pour pouvoir l'affirmer, mais ces hausses des températures à cette période de l'année ont été annoncées il y a déjà quelques années.

Stéphane Roos, chef de centre de Météo France à Nîmes