Société

La Champagne-Ardenne et la Picardie pour une seule région

Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne mardi 3 juin 2014 à 11:14

Carte des régions
Carte des régions © IDÉ

François Hollande a présenté sa réforme territoriale. Elle prévoit la création de 14 régions au lieu de 22 et la Champagne-Ardenne s'unirait à la Picardie et non à l'Alsace et à la Lorraine.

François Hollande a présenté lundi 2 juin sa réforme territoriale. C'est l'un des grands chantiers de la deuxième moitié de son quinquennat. Le chef de l'Etat a annoncé que le nombre de régions passerait de 22 à 14 . Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon fusionnent, tout comme Bourgogne et Franche-Comté, Auvergne et Rhône-Alpes, Alsace et Lorraine, Poitou-Charentes, Centre et Limousin et Picardie et Champagne-Ardenne.

A l'annonce de cette nouvelle carte des régions, le président du conseil régional de Picardie, Claude Gewerc (PS), s'est dit "très surpris" , l'hypothèse n'ayant "jamais évoquée" . "J'ai beaucoup de respect pour la Champagne, mais je ne comprends pas bien la cohérence" a-t-il dit. A l'inverse, le président du conseil régional de Champagne-Ardenne, Jean-Paul Bachy, se dit plutôt satisfait . Il ne voulait pas d'une fusion avec l'Alsace.

Reste à savoir quelle ville deviendra la capitale de cette nouvelle région et quels seront les moyens alloués à ces nouvelles entités. Sur le sujet, Patrick Tassin, président du conseil économique et social de Champagne-Ardenne, était notre invité à 8h10. Vous avez également réagit à cette actualité.

Patrick Tassin, du Conseil économique et social de Champagne-Ardenne

Ce mardi, Manuel Valls, le Premier ministre, a précisé les modalités de cette nouvelle fusion des régions, affirmant qu'il peut encore "y avoir des évolutions". Excluant la possibilité d'un référendum, qui ne serait qu'une vaste "addition des contraires" et une réponse à la politique de François Hollande en général plutôt qu'au projet de réforme territoriale, Manuel Valls a annoncé que les deux projets de loi seront présentés le 18 juin en conseil des ministres .

Concernant les conseils généraux, qui devraient être supprimés à l'horizon 2020, Manuel Valls a estimé à "au moins trois ans", le temps nécessaire pour transférer leurs compétences aux régions. 

 

Partager sur :