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Dossier : Mort de Raymond Poulidor

La chute qui a peut-être empêché Poulidor de gagner le Tour de France à Lisieux

Raymond Poulidor, décédé ce 13 novembre à l’âge de 83 ans, n’a jamais gagné le Tour de France cycliste. Mais en 1964, il aurait peut-être pu battre son éternel rival Jacques Anquetil si il n’y avait pas eu une chute à Lisieux (Calvados) lors de la 1ère étape.

Bernard Aubril avait 15 ans en 1964 à Lisieux lorsque Poulidor avait perdu 40 secondes sur Anquetil  à l'arrivée de la 1ère étape du Tour
Bernard Aubril avait 15 ans en 1964 à Lisieux lorsque Poulidor avait perdu 40 secondes sur Anquetil à l'arrivée de la 1ère étape du Tour © Maxppp - maxpp

Il n’y a pas eu de miracle en 1964 dans la cité de sainte Thérèse  pour Raymond Poulidor. Et pourtant, cette année-là, le coureur du Limousin a bien failli gagner le Tour de France. On ne refait pas l’histoire mais sans une chute dans la 1ère étape, le 22 juin, entre Rennes et Lisieux , Poulidor aurait peut-être pu devancer Jacques Anquetil à l’arrivée à Paris. A l’issue de la  51ème édition de la Grande Boucle, quelques secondes seulement séparaient les deux hommes. Mais  Poupou terminera , une fois de plus, sur la deuxième marche du podium.

« Je ne garde pas un souvenir très agréable de cette 1ère étape du Tour 64 » expliquera l’ancien champion  quelques années plus tard au micro de France Bleu Normandie . « Nous arrivions à Lisieux et peu de temps avant la ligne, il y avait  eu une chute dans le peloton. J’ai été retardé et le soir, j’avais déjà 40 secondes de retard sur Anquetil (…) Lorsque l’on sait que ce Tour de France s’est joué à quelques secondes près entre nous deux, le moral n’était pas très bon… »

Raymond Poulidor raconte son arrivée à Lisieux en 1964

Bernard Aubril, maire de Lisieux et actuel  président du Vélo Club Lexovien se souvient très bien lui aussi  de ce 22 juin 1964 et de la rivalité qui existait entre Anquetil et Poulidor. Il avait 15 ans à l’époque et courait en catégorie "cadets" au VCL . Il se souvient que la chute avait eu lieu dans la côte de la Varende à la sortie de Saint Julien le Faucon, quelques kilomètres avant l’arrivée jugée devant la Basilique.

« La France de l’époque était divisée en deux » raconte Bernard Aubril « Il y avait les Anquetilistes et les poulidoristes  . Pour les certains  Poupou apparaissait comme  la victime. Pour d’autres il était le plus fort ». 

Bernard Aubril explique l'engouement populaire qu'il y avait à l'époque pour la rivalité Anquetil-Poulidor

« C’était la France de De Gaulle et celle de ma jeunesse » poursuit Bernard Aubril. Ce passionné de vélo raconte que ce 22 juin 1964 le rôle des jeunes du club était de conduire, à bicyclette, les coureurs du Tour vers leur hôtel, à l’issue de l’étape. Anquetil avait dormi à l’hôtel de Normandie et Poulidor à l’hôtel de la Place. Trois semaines plus tard, « Maitre Jacques » devançait « Poupou » de 55 secondes à l’arrivée à Paris. Il ne restait plus au coureur Limousin que… Lisieux pour pleurer.

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