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Société
Dossier : L'immigration : un enjeu électoral 2017

Adoptée en juin 2016 dans le Haut-Rhin, la "clause Molière" ne suscite pas la polémique

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

La "clause Molière", qui oblige les travailleurs à parler français sur les chantiers, a été votée en juin 2016 par le département du Haut-Rhin. Elle suscite peu de critiques. "C'est pour favoriser les entreprises locales", explique Eric Straumann, le président du conseil départemental.

La "clause Molière" est appliquée dans le Haut-Rhin depuis juin 2016 (illustration).
La "clause Molière" est appliquée dans le Haut-Rhin depuis juin 2016 (illustration). © Maxppp - Vincent Isore

Colmar, France

La "clause Molière" ne cesse de faire débat depuis quelques jours. Elle oblige les ouvriers à parler français sur les chantiers. Cette mesure a été adoptée en juin 2016 par le département du Haut-Rhin. C'est son vote par la région Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes qui lui a donné une ampleur nationale. Ses détracteurs parlent de clause nationaliste, qui met en place la "préférence nationale".

Ce n'est pas la préférence nationale, mais la préférence locale", justifie Eric Straumann, le président Les Républicains, du conseil départemental du Haut-Rhin

Elle a été mise en place début juillet 2016 et votée à l'unanimité en assemblée plénière en juin 2016. Cette clause oblige le titulaire du marché qu'il a obtenu avec le département, au titre de la protection des salariés, à s’assurer que tout travailleur étranger sur les chantiers soit en mesure de comprendre en langue française, les consignes et les règles de sécurité.

Pour Eric Straumann, le président du conseil départemental du Haut-Rhin : " Ce n'est pas de la préférence nationale, mais de la préférence locale. Ce sont plutôt des petits chantiers dans le Haut-Rhin. De la rénovation de collèges, des petits travaux d'entretien. Ils sont réalisés par des petits artisans qui n'ont pas l'habitude d'employer des travailleurs détachés."

Explications de la mise en place de la "clause Molière" dans le Haut-Rhin

Eric Straumann le président du conseil départemental du Haut-Rhin  - Radio France
Eric Straumann le président du conseil départemental du Haut-Rhin © Radio France - Guillaume Chhum

Marie-France Vallat, élue PS à l'assemblée départementale a aussi voté en faveur de cette "clause Molière" : "il ne s'agit pas de fermer les frontières, mais de lutter contre le recours excessif aux travailleurs détachés. L'idée, c'est de dire que l'emploi local, il faut qu'il puisse rester local, alors que notre département est fortement touché par le chômage", souligne la conseillère départementale.

Pourquoi Marie-France Vallat (PS) a voté cette "clause Molière"

La "clause Molière" nous semble fondamentale sur les chantiers" : Etienne Barilley, président de Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics dans le Haut-Rhin

Cette "clause Molière" est accueillie favorablement par les professionnels du BTP. "Qu'en est-il de la sécurité, si les gens ne peuvent pas communiquer entre eux ou même lire les documents ? C'est pour cela que cette clause est fondamentale sur nos chantiers, " souligne Etienne Barilley, président de la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics du Haut-Rhin.

Depuis la mise en place de cette "clause Molière" pour les chantiers du département du Haut-Rhin, aucun recours n'a été formulé contre cette mesure.

Etienne Barilley président de la Fédération du BTP dans le Haut-Rhin

. - Radio France
. © Radio France

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