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La Cnil met en demeure une vingtaine de sociétés, accusées de forcer les internautes à accepter les cookies

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Par , France Bleu

La Commission Informatique et libertés amis en demeure, ce mardi, une vingtaine d'organismes, accusés de contraindre les internautes à accepter les cookies, ces traceurs de données personnelles, quand ils se connectent à leurs sites.

Difficile de refuser les cookies lorsqu'on se connecte à un site internet.
Difficile de refuser les cookies lorsqu'on se connecte à un site internet. © AFP - ISSOUF SANOGO

Vous cliquez sur ces bandeaux à chaque fois que vous vous connectez sur un site internet. On vous demande d'"accepter tous les cookies", ces traceurs de données personnelles qui permettent aux annonceurs de cibler les publicités, de "tout refuser" ou bien de "choisir vos préférences". Mais très souvent, il est bien plus simple et rapide de "tout accepter" que de tout refuser ou de paramétrer ses choix. Sauf que selon la loi, il doit être aussi facile de les refuser que de les accepter. C'est pourquoi la Cnil, la Commission informatiques et libertés, met en demeure une vingtaine d'organismes ce mardi.

Les géants du numérique en cause

Parmi ces sociétés mises en demeure par le gendarme français des données personnelles il y a principalement "d'importantes sociétés de l'économique numérique" dont "des acteurs internationaux", qui ne sont pas nommés par la Commission. 

Un mois pour se mettre en conformité

Les contrôles débutés en avril "ont permis de constater qu'un certain nombre d'organismes ne permettaient toujours pas aux internautes de refuser les cookies aussi facilement que de les accepter", explique le régulateur dans un communiqué. Les sociétés et acteurs publics concernés ont un mois pour se mettre en conformité et encourent des sanctions pouvant aller jusqu'à 2% du chiffre d'affaires, indique la Cnil. 

D'autres contrôles à venir 

"Il s'agit de la première campagne de vérifications et de mesures correctrices depuis l'expiration, le 1er avril, du délai accordé aux acteurs pour mettre en conformité leurs sites et applications mobiles aux nouvelles règles en matière de cookies. Des actions similaires seront conduites au cours des prochains mois", rappelle la Cnil.

Un bouton "Refuser tout" aussi facile d'accès que "Tout accepter"

En octobre 2020, la Commission nationale informatique et libertés avait publié sa "recommandation" sur la publicité ciblée, fruit d'un long travail de concertation pour appliquer les principes du Règlement général européen sur la protection des données (RGPD), entré en vigueur en 2018. Il prévoit notamment un consentement explicite au recueil des données personnelles. Concrètement, le régulateur souhaite que sur les bandeaux de recueil du consentement, le bouton "Refuser tout" soit aussi facile d'accès que "Tout accepter"

La Cnil avait laissé six mois aux éditeurs de sites et d'applications mobiles pour s'adapter. Dans l'intervalle, elle avait toutefois sanctionné Google et Amazon avec des amendes record de 100 et 35 millions d'euros en raison de bandeaux d'information non conformes, sur la base d'une législation antérieure au RGPD.

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