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Société

La commission sur les "Réunionnais de la Creuse" souhaite un lieu et une journée de commémoration

mardi 10 avril 2018 à 15:12 Par Audrey Tison, France Bleu Creuse

Après deux ans de travail, la commission nommée par le gouvernement a remis un rapport de 700 pages ce mardi. Elle préconise des mesures pour mieux inclure cet épisode méconnu dans l'histoire nationale de la France. La Ministre des Outre-mer reconnait que des "réparations" s'imposent.

Les petit Réunionnais avaient été répartis dans des départements ruraux, ici en Lozère (en 1965, devant l'école du village de Quézac)
Les petit Réunionnais avaient été répartis dans des départements ruraux, ici en Lozère (en 1965, devant l'école du village de Quézac) - Génération Brisée-Jean-Charles Pitou

C'est un aboutissement pour les associations : Un lieu mémoriel, une journée commémorative et une intégration dans les livres d'histoire, ce sont les principales préconisations du rapport remis ce mardi au Ministre des Outre-mer, sur les anciens enfants réunionnais victimes de migrations forcées vers la métropole entre 1962 et 1984. Ce document de 700 pages insiste sur "le travail de mémoire" et la nécessité pour ces derniers de "retrouver leur identité". 

Au total, la commission d'experts mise en place en 2016 a comptabilisé 2.015 ex-mineurs relevant de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) et "transplantés" de La Réunion vers 83 départements de l'Hexagone pendant cette période, dont 10% dans la Creuse. Les "Enfants de la Creuse" est le nom donné à ces ex-enfants réunionnais qui ont été déplacés en métropole, via le Bumidom, (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'outre-mer), au motif de résoudre les problèmes de démographie galopante et de grande pauvreté que connaissait alors La Réunion.

Cette transplantation a causé des traumatismes profonds, a reconnu Annick Girardin. Une faute morale a été commise et cette faute impose des réparations."

La ministre de l'Outre-mer juge les préconisations du rapport "pertinentes" et invite les associations d'ex-mineurs à travailler avec elle, notamment pour déterminer un lieu (peut-être Guéret) et une date de mémoire (le 20 novembre est évoqué). Elle annonce aussi que le gouvernement va"faciliter la recherche d'informations" concernant les dossiers des transplantés, via des formulaires à remplir sur le site du ministère, et "pérenniser" les mesures d'aide au financement de billets d'avion vers La Réunion et de nuitées d'hébergement (qui avaient déjà été annoncées il y a un an pour permettre aux ex-transplantés de retourner sur leur lieu d'origine).

(avec AFP)