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La Corse se débarrasse de ses déchets, mais à quel prix ?

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Par , , France Bleu RCFM

Point d'étape important dans la résolution de la crise des déchets : la Corse a trouvé le moyen d'écouler les 21.000 tonnes de balles d'ordures stockées à l'occasion de la dernière crise en date vers des incinérateurs du continent. Coût estimé de ce transfert : 5 M€. Qui paiera ?

Les 21.000 tonnes de déchets en balles seront exportés vers trois incinérateur du continent.
Les 21.000 tonnes de déchets en balles seront exportés vers trois incinérateur du continent. © Radio France - Olivier Castel

La Corse devrait pouvoir évacuer les 21.000 tonnes de déchets en balles entreposés aux quatre coins de l’île depuis de nombreuses semaines suite au blocage du centre d’enfouissement de Viggianello. Ces déchets doivent être envoyés dans trois incinérateurs du continent, à savoir Nice, Fos-sur-Mer et Vedène, près d'Avignon. Ces unités disposent d'une marge relativement importante, en raison de la réduction des déchets constatée avec le confinement. Elles seraient donc susceptibles de recueillir et traiter nos ordures. Coût estimé de l'opération : 5 millions €, pour moitié financés par le SYVADEC et pour moitié par la collectivité de Corse. Ce coup de pouce territorial se ferait contre l'engagement d'un changement radical du modèle de gestion des déchets en Corse. 

Gilles Simeoni, le président du Conseil Exécutif de la Collectivité de Corse a accordé un entretien à RCFM. Il s’explique sur ce dossier ô combien sensible. 

Gilles Simeoni, invité de Vinti Minuti
Gilles Simeoni, invité de Vinti Minuti © Radio France - Patou Rinieri

RCFM : Enfin une sortie de crise ?

Gilles Simeoni : « En tout cas une perspective. Le constat commun a été dressé que ces 21.000 tonnes de déchets en balle ne peuvent pas rester où ils sont, ne peuvent en l’état regagner les centres de stockages de Vigginallo et de Prunelli. Il y a aujourd’hui une fenêtre de tir pour un transfert vers le continent dans la mesure où beaucoup de centres de traitement sont là-bas en sous production du fait de la crise économique liée à la crise sanitaire. La volonté c’est d’explorer cette piste dans des conditions juridiques, techniques et financières sécurisées. C’est au premier chef de la compétence du SYVADEC. Mais la Collectivité de Corse participe directement à cette réflexion et à cette action pour contribuer y compris au plan financier à cette réponse à la crise des déchets mis en balles. »

Le coût prévisionnel est de 5 M€. La moitié serait prise en charge par la Collectivité de Corse, mais à condition que le modèle change.

GS : « D’abord il faut attendre de voir ce que donnera la procédure engagée. La Collectivité de Corse est prête à faire un effort financier. Mais la condition politique globale de cet engagement c’est que tout le monde aille d’un pas décidé vers la construction la plus rapide possible du nouveau modèle de gestion des déchets, un modèle de gestion vertueux articulé à titre principal autour de la généralisation du tri à la source, conformément au plan qui a été voté par l’Assemblée de Corse. Et puis, il faut avoir conscience que la période transitoire va avoir un coût, et que ce coût doit être financé par une réflexion globale. Il faut soit un transfert de recettes fiscales, par exemple sur la TGAP, soit une enveloppe spécifique dédiée au processus de sortie de crise. La Collectivité de Corse ne pourra pas tout faire budgétairement et financièrement. » 

Comment s’assurer que les choses changent vraiment à l’avenir ? 

GS : « Les choses ont été actées. Il y a un plan de l’Assemblée de Corse qui a été voté. Il y a des engagements forts qui ont été pris en commun, y compris par les intercommunalités, le SYVADEC, l’Etat et la CdC. Il y a un chemin qui est tracé. Il faut maintenant s’engager tous ensemble, et au plus vite, sur ce chemin, rompre avec l’ancien système de gestion des déchets, s’inscrire dans une vision nouvelle, une vision vertueuse conforme aux exigences de la réglementation européenne et française, tri généralisé à la source, deux centres de sur-tri, et la perspective enfin de ne plus être confrontés à une crise structurelle qui empoisonne notre vie collective depuis de trop nombreuses années

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