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Société

La Crèche : Comment vivent les migrants un mois après leur arrivée ?

jeudi 31 août 2017 à 6:10 Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou

55 demandeurs d'asile sont pour l'instant hébergés dans l'ancien hôtel Formule 1 de La Crèche, situé au centre routier. Le lieu peut recevoir à terme jusqu'à 92 migrants. Des voix s'élèvent pour dénoncer les conditions d'accueil. Une association s'est constituée pour aider ces réfugiés.

L'ancien Formule 1 de La Crèche est situé au centre routier
L'ancien Formule 1 de La Crèche est situé au centre routier © Radio France - Noémie Guillotin

Dans la chambre de 9m² qu'il partage avec un autre migrant Mohammed Ali montre les tables recouvertes de vaisselle et de provisions et explique : "ce n'est pas un lieu pour vivre ici nous n'avons même pas de place pour nos vêtements ou nos chaussures". Des chambres avec deux lits d'une personne ou avec un lit double en bas et un lit simple en hauteur.

Autre problème pour cet Afghan de 23 ans la cuisine improvisée à l'entrée, dans le hall avec deux frigos, six plaques et des micro-ondes : "Quand je veux cuisiner, je dois attendre deux-trois heures parce qu'il y a beaucoup de monde. Ce n'est pas assez pour 55 personnes", raconte-t-il.

Une pétition a été lancée sur internet. Elle s'intitule "Pour un accueil digne des migrants au Prahda du centre routier de la Crèche" et a recueilli plus de 450 signatures. Prahda pour Programme national d'accueil et d'hébergement des demandeurs d'asile.

Les demandeurs d'asile sont deux par chambre - Radio France
Les demandeurs d'asile sont deux par chambre © Radio France - Noémie Guillotin

Des aménagements à venir

Delphine Auton, directrice territoriale chez Adoma l'entreprise qui gère cet ancien hôtel Formule 1 de la Crèche transformé en Prahda précise qu'il s'agit "d'une situation provisoire. Cinq chambres vont être réaménagées en cuisine. J'espère le début des travaux courant septembre". Des aménagements sont aussi prévus à l'intérieur des chambres : "on attend des armoires et des petits réfrigérateurs prochainement".

Certaines chambres ont un lit double et un lit en hauteur - Radio France
Certaines chambres ont un lit double et un lit en hauteur © Radio France - Noémie Guillotin

Un manque d'espaces communs ?

Des conditions de vie "compliquées", fait remarquer Clémence Moinard, bénévole à "Accueil et solidarité", une association qui s'est créée pour aider ces demandeurs d'asile et qui regroupe une trentaine de bénévoles. Elle déplore surtout le manque d'un véritable espace commun. "Pour le moment il fait beau donc il reste dehors mais dans trois mois je pense que cela va être très compliqué si on n'a pas un espace commun avec des activités organisées. Les journées vont être affreusement longues", estime-t-elle.

Certains déplorent le manque d'espaces communs - Radio France
Certains déplorent le manque d'espaces communs © Radio France - Noémie Guillotin

Mais cet espace collectif n'est pas au programme. "L'espace commun restera le hall d'entrée", précise Delphine Auton. La directrice territoriale d'Adoma estime que les demandeurs d'asile ne doivent pas toujours rester enfermés sur la structure. "Plus on met d'espaces collectifs, moins ils vont vers l'extérieur". Adoma compte se rapprocher de la mairie de La Crèche afin de trouver une salle pour les animations et les cours de français.

Le français, c'est aussi un de leurs gros besoins fait remarquer Céline Legras, vice-présidente de l'association "Accueil et Solidarité". Ils manquent aussi de "produits d'hygiène et de vélos pour qu'ils puissent se déplacer". Un appel est lancé. Les dons de temps et d'idées sont aussi les bienvenus.

Pour contacter l'association Accueil et Solidarité : accueiletsolidarite@gmail.com