Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"La crise sanitaire, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, le mal est profond" pour la CGT 42

-
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Un mouvement de grève dans l'éducation nationale aujourd'hui. Les enseignants protestent notamment contre les protocoles sanitaires en place. Invité de France Bleu Saint-Etienne Loire ce matin à 7h46 Julien Perez, secrétaire départemental de la CGT Educ Action dans la Loire.

Julien Perez, secrétaire départemental CGT Educ'action dans la Loire.
Julien Perez, secrétaire départemental CGT Educ'action dans la Loire. © Radio France - Tifany Antkowiak

Julien Perez, quelques heures avant ce mouvement de grève, le ministère de l’Education Nationale annonce qu'il va déployer un million de tests rapides dans les établissements scolaires, dans les prochains jours. C'est de nature à vous rassurer ?  

Cette annonce est plutôt une bonne chose mais nous restons inquiets par tout le reste du protocole sanitaire qui n'est pas mis en place depuis la rentrée d'été et a fortiori la rentrée d'automne. Cela ne va pas tout changer parce que le mal est profond. On constate que les masques distribués dans les établissements scolaires aux personnels ne sont pas des protections. Ce sont des masques en tissu, pour le grand public. Les masques pour les élèves sont à la charge des familles. Ce que l'on demande c'est la distribution de masques à l'entrée des établissements et qu'ils soient récupérés à la sortie pour être lavés ou recyclés. 

L'invité : Julien Perez

Selon le SNES-FSU, qui appelle aussi à la grève aujourd'hui, il n'y a toujours pas de gel hydroalcoolique dans certains établissements scolaires de la Loire.

C'est une réalité. Il y a de grosses disparités car c'est à la charge des collectivités territoriales. Il y a donc des établissements où il y a des manques de gel mais aussi de savons ou simplement de robinets dans certaines écoles. Le mal est très profond. 

Beaucoup d'enseignants ou personnels ont été malades dans la Loire depuis la rentrée de septembre ?

Nous ne tenons pas de statistiques précises mais il y a des enseignants et des élèves malades. Le virus circule dans les établissements scolaires et il faudrait y mettre un terme. Pour cela on demande au Ministre d'appliquer l'hypothèse de son plan de continuité pédagogique qui est de réduire les groupes en classe. Par contre nous sommes opposés au fait que si des demi-groupes fréquentent les établissements scolaires, les autres demi-groupes restent chez eux. On demande un recrutement de personnel de manière à ce que tous les élèves soient en présentiel, de la maternelle jusqu'au lycée. 

Le message envoyé par ce mouvement de grève est parfois mal perçu du coté des parents ?

Je voudrais leur dire que cette grève est d'utilité publique. Il y a des mauvaises conditions sanitaires et on craint qu'à cause d'elles on soit obligés de fermer les établissements scolaires dans 15 jours. On préfèrerait qui tout fonctionne bien mais malheureusement ce n'est pas le cas. Il faut donc réagir vite et ne pas fermer les établissements parce qu’on sait les effets que ça a sur la scolarité des élèves et notamment ceux issus des milieux défavorisés.

La situation est symptomatique de vos relations avec le ministre ?

C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. On est confronté depuis plusieurs années à un ministère qui ferme les yeux systématiquement sur les revendications du personnel. Avoir plus d'enseignants, avec des locaux en meilleur état c'est une revendication qu'on porte depuis des années. Si elle avait été satisfaite, ne serait-ce que depuis le printemps, on en serait pas là aujourd'hui.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess