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Dossier : Avoir 20 ans en 2021

La crise sanitaire plombe le moral des jeunes à Valence : "Je pleure très souvent"

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

La réponse est unanime : "Non, ça ne va pas". Les jeunes à Valence accusent le coup près d'un an après le début de la crise sanitaire. Entre confinements et couvre-feux, ils sont de plus en plus nombreux à consulter des psychologues et se réfugient, parfois, dans leurs addictions.

Les jeunes à Valence, comme ailleurs en France, ont le moral bas.
Les jeunes à Valence, comme ailleurs en France, ont le moral bas. © Radio France - Willy Moreau

Ça va le moral ? Si l'on sonde les jeunes croisés à Valence, pas vraiment. Les confinements et couvre-feux à répétition ont érodé le moral des étudiants, lycéens, jeunes travailleurs. Ils sont de plus en plus nombreux à pousser la porte des psychologues et certains se réfugient dans leurs addictions

"C'est un médicament" - Fabienne Moulon, psychologue clinicienne

Sacha s'en grille une devant son école. Cette étudiante l'avoue, elle fume plus depuis le début de la crise sanitaire. "Pas spécialement parce que je suis angoissée mais parce que je m'ennuie", dit-elle. Elle finit pourtant par admettre très vite que "ça ne va pas". "Je pleure parce que j'ai envie de sortir comme avant, on se demande quand on va sortir de tout ça"

Candice résiste moins souvent à l'appel du frigo, Lola craque devant ses exos. Selon un sondage Odoxa réalisé pour France Bleu, France Info et Le Figaro, plus du tiers des moins de 30 ans a consulté ou envisage de le faire pour des questions psychologiques. Les entretiens se multiplient notamment au Centre Santé Jeunes de Valence. 

"On en a eus près de mille en 2020 contre 804 en 2019", constate Fabienne Moulon, psychologue clinicienne. Qu'est-ce qui se passe ? "Cette crise met sans cesse en question la normalité, explique-t-elle. Et les jeunes ne se construisent plus avec le contact des autres mais par le biais des réseaux sociaux par exemple"

Finies les soirées en appartement ou en boite de nuit : pourtant 19% des jeunes consomment plus d'alcool selon le sondage et 7% davantage de drogues. "C'est un médicament, selon Fabienne Moulon. Quand on a une tension, soit on en fait quelque chose de créatif. Soit on élimine cette tension parce ce que j'appelle un médicament. On a beaucoup de patients qui ont des troubles du sommeil et certains compensent en fumant du cannabis tous les soirs"

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