Société

La CUB propose de racheter les maisons des sinistrés d'Artigues

Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde vendredi 28 février 2014 à 17:53

Daniel et Nicole Rambaud dans leur maison toujours sans eau ni électricité
Daniel et Nicole Rambaud dans leur maison toujours sans eau ni électricité © Radio France

7 mois après le violent orage de la nuit du 26 au 27 juillet 2013, les propriétaires des 12 maisons du lotissement de l'allée de l'Orée du Bois à Artigues, ont reçu la visite de Vincent Feltesse président de la CUB qui leur a fait la proposition de racheter leurs biens qui avaient été submergés.

La majorité n'a toujours pas retrouvé sa maison 7 mois après le violent orage qui avait provoqué des inondations: jusqu'à 1 mètre 60 relevé dans leurs maisons toujours inhabitables aujourd'hui. Les travaux n'ont pas commencé ou sont inachevés. Et certains restent aussi traumatisés . La Communauté Urbaine de Bordeaux leur a fait une proposition ce vendredi: racheter pour détruire ensuite . Une proposition faite à chacun des propriétaires individuellement . Ils ne seront pas obligés de décider ensemble de leur destin, soit rester, soit partir. Une proposition qu'ils peuvent étudier jusqu'à la fin de l'année . Pour Daniel et Nicole Rambaud, le choix est déjà fait: partir au plus vite. Ils sont installés en attendant une solution dans leur camping-car devant l'entrée de leur maison pas encore refaite.

"on veut partir, c'est notre voeu le plus cher" "on a cette épée de Damoclès, on ne peut pas continuer comme ça" "on a tout perdu" - 2 sinistrés d'Artigues

Ils vivent dans leur camping-car en attendant la fin des travaux de leur maison - Radio France
Ils vivent dans leur camping-car en attendant la fin des travaux de leur maison © Radio France

Par ailleurs, des études vont être menées pour savoir si des aménagements peuvent être envisagés , sachant que les ingénieurs de la CUB ont prévenu: le lotissement est situé dans une cuvette , qu'il y aura toujours des problèmes de débordements de ruisseaux et que le risque zéro n'existe pas .

 

"on a trop peur, on veut partir"