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Société

"La cyberattaque, c'est comme un tsunami, il y aura une deuxième vague" Vincent Trély

mardi 16 mai 2017 à 11:45 Par Christelle Caillot, France Bleu Maine

Après la cyberattaque de ce week-end, Vincent Trély, le président de l'association pour la sécurité des systèmes d'information de santé est notre invité. Le sarthois travaille aussi pour la sécurité dans la plupart des hôpitaux de France.

Vincent Trély, président de l'association pour la sécurité des systèmes d'information de santé
Vincent Trély, président de l'association pour la sécurité des systèmes d'information de santé © Radio France - Christelle Caillot

Le Mans, France

Vincent Trély, est le spécialiste sarthois de la protection des données informatiques dans le domaine de la santé. Il est notre invité ce mardi.

Interview de Vincent Trély du mardi 16 mai 2017

On en a pour trois à quatre mois

"Au niveau français, on s'en sort pas trop mal" nous dit Vincent Trély, le président de l'association pour la sécurité des systèmes d'information de santé, "il est quand même à noter que le centre hospitalier d'Angers a annoncé hier (lundi 15 mais) la coupure de l'ensemble de ses accès informatiques dans un cadre préventif. On attendait un lundi noir, après le repos du week-end mais pour le moment ça va. Après, dans ce genre d'attaque, il y toujours le modèle tsunami. C'est à dire que l'on a une première vague du virus qui a déjà atteint plus de 300.000 entreprises dans le monde. Ce virus est maintenant contrôlé, connu, et on sait comment l'éradiquer, mais il a déjà plusieurs dizaines de variantes et on doit s'attendre à des deuxièmes vagues avec quelques variantes du virus qui peuvent encore mettre une belle pagaille. Globalement on en a pour trois à quatre mois".

Que doivent faire les particuliers ?

"Les particuliers sont très sensibles à ce genre d'attaques également" poursuit Vincent Trély le président de l'association pour la sécurité des systèmes d'information de santé, "c'est une attaque qui se propage par mail, le particulier reçoit un email l'engageant à cliquer sur quelque chose; ça peut être un faux mail venant d'une banque, d'une institution. Lorsqu'il clique, son ordinateur est infecté et à ce moment on lui demande trois cents euros, c'est la moyenne pour déchiffrer ces données. Il ne faut pas payer, puisque le virus dirigé par un robot derrière va jusqu'à l'encaissement de l'argent mais ne va pas débloquer votre ordinateur. L'opération est plus tactique que financière puisque aux dernières informations, ils auraient encaissé moins de 20.000 euros. C'est plus une opération de déstabilisation qu'à caractère financier".

Illustration code informatique - Maxppp
Illustration code informatique © Maxppp - Bruno Levesque

Le nombre d'attaques augmente

"La question des cyberattaques, est un dossier qui occupe l'industrie, les banques depuis plus de vingt ans et le système de santé depuis un peu plus de cinq ans maintenant" souligne Vincent Trély le président de l'association pour la sécurité des systèmes d'information de santé. "La cyber sécurité, c'est du préventif, et ce n'est pas un investissement qui a un retour sur investissement traditionnel. C'est parfois vu par les directions générales comme un coût et il y a parfois quelques résistances à mettre en place toutes les mesures adéquates. Au niveau des attaques sur les établissements de santé, on a comptabilisé 1317 attaques en 2016, c'est quatre attaques par jour".