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Société

La directive européenne qui met le feu aux poudres chez les pompiers de l'Hérault

mardi 27 novembre 2018 à 6:21 Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault

Dans l'Hérault, les conseillers départementaux ont voté une motion à l'unanimité contre une directive européenne. Elle entend plafonner le temps de travail des pompiers volontaires. Conséquence redoutée : la fin du bénévolat et donc un risque pour la population et les biens en zone rurale.

Si elle est appliquée, cette directive serait une catastrophe pour les secours en zone rurale (illustration)
Si elle est appliquée, cette directive serait une catastrophe pour les secours en zone rurale (illustration) © Maxppp -

Hérault, France

Les conseillers départementaux de l'Hérault ont voté à l'unanimité, le 16 novembre, une motion de soutien aux pompiers suite à une directive européenne qui entend plafonner le travail des volontaires à 48 heures par semaine. Cette directive (art. 17 de la directive 2003/88), si elle était transposée dans le droit français, menacerait notre système de secours des biens et des personnes selon les élus, qui repose sur la complémentarité qui existe entre professionnels et volontaires.

Une exception française

Pour respecter la directive, les départements, qui gèrent les Services départementaux d'incendie et de secours (SDIS), seraient obligés d'instaurer un repos de sécurité quotidien de 11 heures entre le travail du volontaire et son activité de pompier pour laquelle il ne touche pas de salaire mais une indemnité. Autant dire que les volontaires, qui représentent 80% des effectifs, ne pourraient plus exercer et leur métier et le volontariat.

En zone rurale, il y a parfois 100% de volontaires

"Comme les volontaires sont essentiellement présents en zone rurale, on se retrouverait avec des centres de secours qui ne pourraient pas répondre à l'urgence, ou avec des centres qui fermeraient par manque de personnel, donc des délais d'intervention beaucoup plus long. Oui, ce serait dramatique" prévient Julien Tognetti, du Syndicat des sapeurs-pompiers professionnels-PATS 34.

Le président du Conseil départemental de l'Hérault enfonce le clou : "nos départements n’ont pas les moyens financiers pour recruter des sapeurs-pompiers professionnels en nombre pour faire face. Le coût serait rédhibitoire". Pour la France entière, selon Kleber Mesquida, cela se monterait à 2,5 milliards d'euros, à la charge des départements.

Les parlementaires ont alerté Bruxelles

La même somme est avancée dans une motion datant du 20 novembre et signée par tous les groupes de l'Assemblée nationale et adressée à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. En rappelant que les sénateurs l'ont également alerté, dès le 26 septembre.

Accorder aux pompiers un régime dérogatoire serait la solution selon Kleber Mesquida. Comme pour les gendarmes et les militaires, "tous au même régime, c'est ce que nous demandons."