Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

La directrice de la maison d'arrêt de Villepinte ne veut plus accueillir de nouveaux détenus

jeudi 30 mars 2017 à 17:13 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

La maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) est surpeuplée. Pour la directrice de cette prison, l'établissement qui héberge 1.232 personnes n'est plus en capacité d'accueillir de nouveaux détenus. Elle a prévenu mardi la justice et elle demande qu'on trouve des solutions.

La maison d'arrêt de Villepinte
La maison d'arrêt de Villepinte © AFP - STEPHANE DE SAKUTIN

Villepinte, France

Plus question pour la directrice de la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) d'accueillir de nouveaux détenus. Elle l'a dit aux magistrats. Avec 1.132 prisonniers, la maison d'arrêt est pleine à craquer. Son taux d'occupation a atteint le record de 201%, indique une source judiciaire.

La situation est explosive : Philippe Kuhn, syndicaliste

Des détenus dorment par terre ou sont logés dans le quartier des mineurs. Les personnels sont à bout. Les incidents se multiplient. Selon le délégué régional du syndicat de surveillants SPS, Philippe Kuhn, dans cette maison d'arrêt, la situation est explosive.

A cause de la surpopulation, l'accès aux soins, au travail et au sport est devenu compliqué. Avec ces conditions d'accueil indignes, "comment voulez-vous qu'ils nous respectent ?" demande le syndicaliste.

La directrice de la maison d'arrêt de Villepinte interpelle la justice

La directrice de la maison d'arrêt de Villepinte a envoyé, mardi, un mail aux présidents et au procureur des tribunaux de grande instance de Bobigny et de Paris. Ce sont eux qui orientent vers Villepinte les prévenus en attente de procès et les condamnés qui purgent des peines de moins de deux ans. La directrice leur demande de trouver d'autres solutions. Elle met en avant la libération conditionnelle ou l'aménagement de peine.

Depuis mardi, le TGI de Bobigny n'envoie plus personne à Villepinte : source judiciaire

Selon une source judiciaire, les magistrats sont face à un dilemme. Ils sont conscients des problèmes de la maison d'arrêt et ils ne veulent pas aggraver une situation qui est déjà critique. En même temps, pas question pour eux "d'abaisser la réponse pénale" et donc d'être plus indulgents. Quant au bracelet électronique et autres aménagements de peine ou encore aux libérations conditionnelles, "il s'agit d'accélérer le processus judiciaire pour ceux qui le méritent et évidemment pas d'ouvrir grand les portes de Villepinte", précise la source judiciaire.