Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

La fédération des chasseurs de la Côte-d'Or à l’heure des changements

samedi 13 avril 2019 à 21:57 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

La Fédération Départementale des Chasseurs de la Côte-d’Or a tenu ce 13 avril son assemblée générale annuelle au Palais des congrès de Dijon. L'occasion de faire le bilan des plans de chasse de la saison écoulée, de préparer la prochaine, mais aussi d’évoquer la nouvelle loi sur la chasse.

Les chasseurs côte-d'oriens en assemblée générale. On compte dans le département près de 13.000 permis de chasse.
Les chasseurs côte-d'oriens en assemblée générale. On compte dans le département près de 13.000 permis de chasse. © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Toujours trop de sangliers en Côte-d'Or. C'est le constat dressé par la Fédération départementale des chasseurs, qui tenait ce samedi à Dijon son assemblée générale. L’importance des populations de sangliers a été sous-estimée. Malgré une chasse très active, et plus de 14.000 bêtes abattues, on n'a pas pu empêcher des dégâts dans les cultures. 

C'est dès le mois de juin qu'il faut agir, comme le rappelle Pascal Sécula, président de la Fédération des Chasseurs de la Côte-d'Or : « l’objectif, c’est dès qu’ils commencent à sortir pour aller saccager les cultures, de faire des prélèvements. _On ne va pas prélever des milliers de sangliers en période d’été, mais on les renverra en forêt plus souvent_, et comme cela, ils éviteront de trop saccager le travail des agriculteurs ». A la clé de ces dégâts, il y a de coûteuses indemnités à verser, à hauteur de 900.000 euros pour l’exercice écoulé. Dans son nouveau budget, la fédération a provisionné 1,2 millions d'euros.

Un délit d'entrave à la chasse contre les activistes les plus virulents

Il a été aussi question de la réforme de la chasse, pour laquelle les chasseurs sont d’autant mieux préparés qu’ils ont été associés à son élaboration. La Fédération nationale va entrer dans le futur Office Français de la Biodiversité, s’est félicité le sénateur François Patriat, lui-même chasseur. Il a rappelé que le Sénat a voté jeudi à une très large majorité le projet de loi relatif à la création de l’OFB, avec un amendement qui crée un délit d’entrave à la chasse. 

Pour Pascal Sécula, cette initiative n’est pas superflue : « _on a vu se développer ces derniers temps de manière inquiétante, des groupes extrémistes anti-chasse_. Ils viennent provoquer les chasseurs, provoquer des accidents. Une personne a été hospitalisée après avoir été désarçonnée de son cheval. De plus en plus on voit des personnes agresser des chasseurs en action de chasse, ou, lorsqu’ils reviennent à leurs voitures, ils se font traiter d’assassins. Ce n’est pas acceptable ». Le délit d'entrave à la chasse serait passible d'un an d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende, pour des faits qui jusqu'ici ne sont passibles que d'une contravention.

Éduquer à l'environnement

Une situation d’autant plus mal vécue, que comme l’affirme Fabrice Aubert, directeur de la fédération départementale, «chez les chasseurs, l’écologie, ce n’est pas un gros mot, bien au contraire». Il en veut pour preuve l’un des projets phares de la fédération départementale : le projet ERE, pour Education Relative à l’Environnement. Il s’agit d’aménager plusieurs hectares autour de la maison de la chasse et de la nature à Norges-la-Ville.

« _On va reconstituer sur le site les quatre grands paysages remarquables de la Côte-d’Or__, la plaine céréalière, le milieu forestier, les zones humides et le vignoble. On peut imaginer des tas de supports, s’adapter aux attentes des enseignants, puisque l’idée, c’est de se mettre à disposition, et de proposer un panel le plus large possible. On va présenter la faune qu’on y rencontre, éventuellement aussi les espèces en danger, tout ce qui relève de l’écologie, comprendre la nature ».  _Avec ce projet par lequel elle entend s'ouvrir à l'éducation à la nature et à l'environnement, la fédération côte-d’orienne compte accueillir notamment entre 2000 et 3000 scolaires par an. Les travaux seront lancés cette année, il en coûtera 400.000 euros.