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La "folie couture" née pendant le confinement va-t-elle durer en Creuse ?

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Par , France Bleu Creuse

Beaucoup de Creusois se sont mis à la couture pendant l'épidémie de coronavirus pour fabriquer des masques. Marchands de tissus et merceries espèrent que cet engouement perdurera sur le long terme.

Plusieurs Creusois se sont mis à la couture pendant l'épidémie de Covid-19.
Plusieurs Creusois se sont mis à la couture pendant l'épidémie de Covid-19. © Radio France - Noémie Guillotin

La couture revient à la mode ! C’est une tendance qui monte depuis quelques années, mais l'épidémie de Covid-19 a renforcé le mouvement. La pénurie de masques chirurgicaux a poussé beaucoup de Creusois à sortir la machine à coudre du grenier pour fabriquer des masques en tissu.

Coton et élastiques se sont vendus comme des petits pains, avec parfois des files d'attente qui s'étalaient sur les trottoirs. "La folie n'est pas retombée !" assure Marlo Ferrari, qui vend ses tissus sur les marchés creusois, notamment Guéret. Encore début juin, huit clients sur dix achètent le nécessaire pour coudre des masques. Grâce à cela, ses ventes ont augmenté de 30% par rapport à l'an dernier.

"La folie couture est toujours là" selon Marlo Ferrari, qui vend des tissus sur les marchés creusois

Cette hausse d'activité est la bienvenue, après la chute brutale due au confinement. Les marchés étant réservés à l'alimentaire jusqu'au 11 mai, son entreprise a tourné au ralenti pendant deux mois, uniquement grâce à son site internet. Il n'a repris la vente sur les marchés qu'à partir du 11 mai. Les merceries, quant à elles, n'ont pu rouvrir que fin avril, deux semaines avant le déconfinement. "J'ai perdu 70% de mon chiffre d'affaires en mars et 90% en avril", soupire Olivia Zimmermann, qui tient la mercerie Petit môme.

Les Creusois ont (re)découvert la passion de la couture

Dans sa boutique, la vague n'est pas non plus totalement retombée : "Les Creusois continuent à coudre, le rayon mercerie fonctionne toujours bien, mieux qu'avant le confinement." Elle avoue en riant avoir été "stupéfaite" pendant l'épidémie, en voyant certains se découvrir ou se redécouvrir une passion pour la broderie ou le canevas.

"Les dames se sont mises ou remises à coudre" - Olivia Zimmermann, gérante de la mercerie "Petit môme" à La Souterraine

Sa clientèle est essentiellement féminine. Les nouvelles clientes sont souvent plus jeunes : "Elles ont la vingtaine ou la trentaine, beaucoup de femmes enceintes ou de jeunes mamans. Les débutantes nous expliquent qu'elles ont profité du confinement pour s'y mettre, parce qu'elles avaient plus de temps. Certaines femmes se sont mises à fabriquer des pochettes, retoucher des vêtements, ou faire des réparations qu'elles ne faisaient pas avant."

Marlo Ferrari aussi a vu de nouvelles têtes ces dernières semaines : "Des gens se sont mis à la couture pour créer des masques pour leurs familles. J'espère que ça les incitera à se lancer dans des projets un peu plus compliqués, comme la confection de vêtements."

Olivia Zimmermann nuance : "Je suis lucide, la couture est un loisir créatif qui demande du temps ; avec le déconfinement, beaucoup de gens reprennent le travail, donc nous verrons sur le long terme si ces nouvelles couturières continuent de venir chez nous."

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