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Société

La France fait partie des pays européens les plus violents à l'encontre des femmes

vendredi 24 novembre 2017 à 11:19 Par Anja Vogel, France Bleu

Le 25 novembre marque la Journée internationale pour l'élimination des violences contre les femmes. Une journée qui revêt cette année une importance particulière, après les scandales sexuels qui ont conduit beaucoup de victimes à témoigner, et les pays européens à renforcer leurs législations.

Rassemblement contre les violences faites au femmes le 29 octobre place de la République à Paris
Rassemblement contre les violences faites au femmes le 29 octobre place de la République à Paris © Maxppp - Aurelien Morissard

Les violences physiques et sexuelles, le harcèlement, la peur dont sont victimes les femmes, parfois dès l'enfance, touchent une Européenne sur trois, la moitié même des Danoises et des Finlandaises, nous montre l'enquête exhaustive menée par l'Agence européenne des droits fondamentaux. Les Françaises arrivent juste derrière avec le chiffre inquiétant de 46%, le même qu'au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. La France aussi partie des trois pays les plus violents à l'égard des moins de 15 ans, avec la Finlande et l'Estonie.

Ce sont toutefois les Portugaises, les Grecques et les Slovènes qui y sont les plus sensibles, 80% expriment de la colère face à un phénomène qu'elles dénoncent comme très courant dans leur pays. Dans le bas du tableau on trouve les Autrichiennes et les Polonaises: moins d'une sur cinq dit avoir été victime de violences physiques et/ou sexuelles de la part d'un partenaire ou d'une autre personne. Des résultats qui complètent et confirment le dernier Eurobaromètre consacré à cette question.

Des chiffres qui restent très élevés malgré des législations de plus en plus fermes

Le texte de référence est la Convention d'Istanbul du Conseil de l'Europe que l'Union européenne a signée cet été et que la France a déjà ratifiée. Elle considère ces violences comme une violation grave des droits humains, établit des normes, propose des mesures pour les prévenir, protéger les victimes, les aider à porter plainte et condamner les auteurs, mettre fin à l'impunité. Sanctionner le harcèlement dans l'espace public comme le font le Portugal ou la Belgique. Plus de la moitié des Européennes ont été harcelées sexuellement, une femme sur 20 a été violée.

L'affaire Weinstein et la mobilisation notamment via les réseaux sociaux contribuent à faire progresser les choses

La parole se libère, la honte et la culpabilité commencent à changer de camp, se félicitent les eurodéputés, tout en mettant en garde contre les dérives, les risques de délation induits par les hashtags #me too, #balance ton porc, ou #moi je te crois:,slogan brandi cette semaine en Espagne pour soutenir la victime d'un viol collectif dont les 5 auteurs sont actuellement jugés à Madrid. En Norvège, un millier de musiciennes et chanteuses dénonçaient dans la presse les agressions et harcèlement dont elles font l'objet. La Norvège est le deuxième pays le plus égalitaire au monde après l'Islande... et devant la Finlande. Dans ces pays, les chiffres élevés sont en partie dues à une bonne prise en charge des victimes et à la libération de la parole des femmes agressées.

ECOUTER AUSSI: Une Européenne sur trois est victime de violences physiques ou sexuelles