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Société

La France va accueillir les premiers réfugiés exfiltrés de Libye

lundi 20 novembre 2017 à 8:50 Par Marina Cabiten, France Bleu

La France va accueillir les premiers migrants évacués de Libye par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) au Niger, a annoncé lundi l'Ofpra (Office français de protection de réfugiés et apatrides). Elle devient ainsi pionnière dans ce dispositif européen.

La France accueillera bientôt les premiers réfugiés libyens exfiltrés par le HCR - illustration
La France accueillera bientôt les premiers réfugiés libyens exfiltrés par le HCR - illustration © AFP - Paolo Manzo / NurPhoto

C'est la première fois depuis 2011 que le Haut Commissariat aux Réfugiés évacue des réfugiés de Libye. Et ils vont être accueillis en France, a annoncé lundi l'Ofpra (Office français de protection de réfugiés et apatrides). Ces 25 personnes devraient gagner la France "au plus tard en janvier", a-t-on indiqué au ministère de l'Intérieur. Ils avaient bénéficié de la première évacuation de Libye, où règne le chaos, menée par le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies.

"Des personnes qui sortent d'un véritable enfer"

Erythréens, Ethiopiens et Soudanais, il y a dans ce groupe 15 femmes et quatre enfants. Le HCR avait présenté à l'Ofpra une liste de personnes repérées pour leur besoin de protection et celles qui seront retenues, après une évaluation sécuritaire, obtiendront le statut de réfugié "très rapidement" après leur arrivée en France. Ils seront d'abord hébergés en structures collectives, "le temps de leur donner un certain nombre de clés sur la vie en France", puis orientés vers des logements classiques.

"C'est d'abord une manière de sauver des personnes qui sortaient d'un véritable enfer, avec des tortures, des viols, des enlèvements d'enfants", explique Pascal Brice, le directeur général de l'OFPRA. Cette semaine encore, un reportage de CNN montrant des migrants vendus aux enchères a provoqué une forte émotion. Les réfugiés entendus de jeudi à samedi pouvaient témoigner d'un parcours traumatique, notamment les femmes, "presque toutes victimes de violences sexuelles", selon Pascal Brice.

"On a fait des miracles"

"Les enfants ont hâte d'aller à l'école", explique à l'agence AFP Samia, trois garçons et une petite fille de 40 jours dans les bras, dont le mari a été victime d'enlèvement dans la rue en Libye. Avec cette évacuation, "on a fait des miracles", assure Alessandra Morelli, responsable du HCR à Niamey. L'incertitude a pesé jusqu'au dernier moment : "l'aéroport pouvait fermer pour des raisons de sécurité". Mais il a aussi fallu mettre à contribution les autorités nigériennes, la Croix-rouge, l'OIM (Organisation internationale pour les migrations)... Ainsi que les autorités françaises, qui mettaient alors sur pied leurs propres dispositifs pour aller chercher des réfugiés au Niger et au Tchad, conformément à l'engagement d'Emmanuel Macron qui a fixé un objectif de 3.000 personnes d'ici 2019.