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PV impayés : la France veut que les automobilistes andorrans passent à la caisse

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu Occitanie

La France a entamé des négociations avec l'Andorre pour mettre un terme à l'impunité dont bénéficient les automobilistes andorrans sur les routes françaises. Faute d'accord entre les deux pays, les PV ne sont jamais réglés et le comportement des andorrans au volant est souvent montré du doigt.

De nombreux Andorrans circulent sur les routes de la région Occitanie
De nombreux Andorrans circulent sur les routes de la région Occitanie © Radio France - Xavier Ponroy

Le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe s'est rendu récemment en Andorre pour entamer des discussions avec la Principauté sur la question des infractions routières commises sur le sol français par des automobilistes andorrans. La France veut mettre un terme à l'impunité dont bénéficient les voitures andorranes. Faute d'accord entre les deux pays, les PV dressés sur les routes françaises ne parviennent jamais à leurs destinataires et ne sont donc pas payés.

En 2018, quelque 20.000 PV (55 par jour en moyenne sont ainsi partis à la poubelle, essentiellement pour des excès de vitesse relevés par des radars sur les routes des départements situés à proximité de l'Andorre, des Pyrénées-Orientales, de l'Ariège et la Haute-Garonne.

Le gouvernement français déterminé

Emmanuel Barbe a eu des entretiens avec le ministre andorran de l'intérieur. L'objectif est de parvenir à un accord prévoyant un échange d'information sur les plaques d'immatriculation, ce qui permettrait à la gendarmerie et à la police française d'identifier les automobilistes verbalisés et de les poursuivre lors de leur retour dans l'hexagone. La France a déjà signé ce type d'accord avec tous les pays de l'Union européenne.

"Il faut s'attaquer à ce problème. Il n'y a aucune raison  que des personnes, parce qu'elles ont une plaque andorrane, puissent rouler n'importe comment chez nous. Il y a une volonté très déterminée du ministre de l'intérieur Christophe Castaner de faire aboutir ce dossier." (Délégué interministériel français à la sécurité routière)

 Les Andorrans sont nombreux à circuler en Occitanie, comme ici à Rivesaltes  - Radio France
Les Andorrans sont nombreux à circuler en Occitanie, comme ici à Rivesaltes © Radio France - Sébastien Berriot

Les automobilistes andorrans mal vus en France

L'initiative du gouvernement français est accueillie positivement dans les départements limitrophes de la principauté où les automobilistes andorrans ont plutôt mauvaise réputation. L'impunité sur la route est souvent synonyme de vitesses excessives et de comportements dangereux, notamment en Cerdagne dans les Pyrénées-Orientales.

"Les radars, ça ne les impressionne pas du tout les Andorrans. Certains s'amusent à se faire flasher. Et comme ils ne payent pas les PV, ils se croient un peu tout permis." (Jean Ribot, maire de Porté-Puymorens)

Ils conduisent "comme des fous"

À Porta, première commune française à la sortie de la principauté, le maire Marius Hugon se félicite de la volonté française. "C'est une bonne chose que tout le monde soit à égalité", explique l'élu. "Pourquoi les Andorrans ne paieraient pas les PV ? C'est vrai que certains, avec leurs voitures puissantes, conduisent comme des fous. Ils feront peut être plus attention, s'ils savent que les PV doivent être réglés."

Les discussions franco-andorranes vont se poursuivre dans les prochains mois. Le délégué interministériel à la sécurité routière se dit optimiste, même s'il reconnait que des obstacles juridiques assez complexes doivent être franchis. Emmanuel Barbe laisse entendre que la France maintiendra la pression pour faire avancer les négociations. Il assure que les autorités andorranes ne sont pas hostiles à un terrain d'entente. 

L'accord sur l'échange d'information serait réciproque et permettrait aussi aux Andorrans de poursuivre les automobilistes français flashés dans la principauté. 

Le gouvernement andorran n'a pas souhaité répondre aux questions de France Bleu Roussillon.

Le reportage de Sébastien Berriot

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière

Les routes de Cerdagne sont très fréquentées par les automobilistes andorrans - Radio France
Les routes de Cerdagne sont très fréquentées par les automobilistes andorrans © Radio France - Sébastien Berriot
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