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Société

"Paris-Roubaix, ça se respecte" : la galère d'un coureur pour finir à tout prix la course

vendredi 12 avril 2019 à 3:03 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord

Ce dimanche, ce sera la 117ème édition de la Reine des Classiques. Paris-Roubaix, surnommée l'Enfer du Nord avec ses secteurs pavés si éprouvants, est l'une des courses majeures du calendrier cycliste, voilà pourquoi un coureur avait tout surmonté l'an passé pour finir, même s'il était hors délai.

Evalds Siskevicius, lors de son entrée au vélodrome de Roubaix une heure après Peter Sagan, le 8 avril 2018
Evalds Siskevicius, lors de son entrée au vélodrome de Roubaix une heure après Peter Sagan, le 8 avril 2018 - Capture écran France 3

Roubaix, France

C'est l'histoire d'une galère, d'un courage, d'une épopée à deux roues dont Paris-Roubaix a le secret. Le 8 avril 2018, le cycliste lituanien, Evaldas Siskevicius, enchaînait les galères en fin de course mais a tout mis en oeuvre pour terminer l'épreuve, même hors délai. Officiellement, le dernier coureur avait fini à la 113ème place et s'appelait Stijn Steels, arrivé 50 minutes après le vainqueur Peter Sagan. Sauf que l'Histoire retiendra que le dernier coureur, officieux, s'appelait Evaldas Siskevicius, qui franchi les portes du vélodrome de Roubaix, 1 heure après Sagan, hors délai mais heureux et fier de son exploit.

Revivez la poisse d'Evaldas lors du Paris-Roubaix 2018

Crevaison panne mécanique et panne de voiture

On aurait pu l'appeler ce jour-là "Evaldas la poisse", même s'il avait connu le lot habituel d'ennuis d'un participant à Paris-Roubaix : une crevaison, suivie d'un panne mécanique sur son vélo. A 60 kilomètres de l'arrivée, le Lituanien est seul devant la voiture-balai. Il est à court de préparation, il compte bien finir la course : "je savais qu'il me manquait encore du rythme de course", explique le coureur de Delko qui se souvient aussi du discours d'avant épreuve de son directeur sportif : 

Il nous a dit : Paris-Roubaix, c'est une Histoire, il faut la respecter.

A 30 kilomètres du but, il doit changer de roue. Pour cela, il grimpe sur la dépanneuse qui suit la voiture-balai et sur laquelle se trouve... la voiture de son équipe qui est tombée en panne ! Il remonte sur son vélo, sous les encouragements du public.

Il finit au milieu des voitures

A 15 kilomètres du but, le pilote de la voiture-balai doit lui annoncer qu'il sera hors-délai et qu'il faut rouvrir la route à la circulation. Evaldas Siskevicius est quand même accompagné d'un motard de la Garde Républicaine et se présente devant un vélodrome dont le portail est fermé. Un organisateur le rouvre et le coureur peut finit "son" Paris-Roubaix sur la piste magique. Après cette fin en solitaire, Evaldas se rappelle des douleurs physiques : 

J'étais vraiment bien fatigué, la douche m'a faut du bien. j'avais des contractures partout.

Les retrouvailles du coureur et du conducteur de la voiture-balai

Depuis cette belle histoire, le conducteur de la voiture-balai et le coureur n'avaient pas pu reparler de leur aventure commune. Ils ont enfin pu le faire le mois dernier lors de Paris-Nice raconte Stéphane Bezault, le pilote de la voiture-balai qui occupe ce poste quand il n'occupe pas la fonction de chauffagiste, son métier le reste de l'année : "J'essayais de le voir depuis le début de la course, et à la dernière étape, il m'a vu, m'a reconnu. On a discuté, pris une photo. C'est un coureur super sympathique".

Je lui ai dit : cette année tu finis dans le peloton ! Je veux pas te voir devant la voiture-balai.

Evaldas Siskevicius a un rêve secret pour cette édition 2019 : faire la course en tête en faisant partie de la traditionnelle échappée matinale.