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Société

Garder des animaux de compagnie, "pas un job d'étudiant mais un vrai métier"

vendredi 4 août 2017 à 4:39 Par Paul Bohec, France Bleu Isère et France Bleu

C'est une question que se posent de nombreux français : que faire de son animal de compagnie quand on part en vacances ? Il y a parfois la famille ou les amis mais quand ce n'est pas possible, de plus en plus de personnes se tournent vers le pet-sitting, comprenez la garde d'animaux de compagnie.

Sandrine Baudry s'occupe de chats qu'elle garde à domicile quand les propriétaires sont absents.
Sandrine Baudry s'occupe de chats qu'elle garde à domicile quand les propriétaires sont absents. © Radio France - Paul Bohec

Grenoble, France

Depuis plusieurs années, c'est une solution qui s'impose petit à petit à l'esprit de ceux qui possèdent un animal de compagnie : le pet-sitting. C'est la garde de ces derniers par des professionnels - mais parfois des particuliers - dont c'est le métier.

Sandrine Baudry exerce par exemple depuis 6 ans son activité de cat-sitter qu'elle a lancé sur Grenoble car un tel service n'existait pas sur l'agglomération. Cet été, son planning est surchargé : elle enchaîne jusqu'à 15 visites par jour. "Ma journée commence très tôt, ma tournée débute sur les coups de 7h30 - 8h et je reste jusqu'à 30mn pour chaque client. Le soir, il faut encore programmer la journée du lendemain, répondre aux mails... C'est un vrai métier !", raconte-t-elle.

Elle s'est réunie avec d'autres collègues dont c'est aussi l'activité pour former le collectif de pet-sitters professionnels de France. Sandrine Baudry défend notamment un métier "trop souvent considéré comme un job d'étudiant ou un petit boulot de retraités. Mais il faut déposer un dossier à la préfecture, c'est un métier qui demande un savoir-faire qui n'est pas à la portée de tout le monde", explique-t-elle. Si elle ne parvient pas encore à vivre de cette activité toute l'année, l'été, la cat-sitter est vite bookée mais les tarifs de ses visites (12€ pour une visite de base) ne sont pas suffisants pour lui permettre encore d'embaucher quelqu'un d'autre pour l'aider.

Des chats, des chiens, mais pas que...

Chez Dognounou & compagnie, entreprise qu'il a fondé avec sa femme il y a huit ans, Luc ne s'occupe pas exclusivement de chats, mais aussi de chiens... et d'autres animaux de compagnie : "on fait aussi tout ce qu'on appelle les nouveaux animaux de compagnie : lapins, furets, perroquets, serpents... une fois j'ai même eu un client qui avait un aquarium de piranhas !". Le passionné affirme qu'il passe plus de temps avec les animaux que des êtres humains mais adore son métier. Un inconvénient ? La météo. "Quand c'est l'été et qu'il fait beau, c'est génial de balader les chiens. Mais l'hiver, par moins 10°, ils ont aussi besoin de prendre l'air, donc il faut y aller !".

Une profession très peu réglementée

Sandrine Baudry regrette ainsi la présence de sites de particuliers à particuliers qui proposent la mise en relation de clients pour de tels services. Une sorte d'AirBNB de la garde d'animaux. Camille, 21 ans, en profite depuis 2 ans et s'en sert pour mettre quelques sous de côté : "Ce n'est pas grand chose, par exemple, je dois rendre deux visites par jour à un chat, et je gagnerai 80€ pour une semaine. Il faut une relation de confiance avec le propriétaire de l'animal, mais ça se passe toujours bien !". Pas suffisant toutefois pour faire reculer les abandons d'animaux : selon un rapport de la SPA, ils ont augmenté de 24% en 2016.