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La grève se poursuit à l'hôpital de Bourges

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Berry

La grève au centre hospitalier de Bourges entrera jeudi dans sa troisième semaine. Un conflit engagé par le CGT pour réclamer une amélioration des conditions de travail.

Les manifestants, une cinquantaine, se sont rassemblés en début d'après-midi à l'hôpital Taillegrain de Bourges
Les manifestants, une cinquantaine, se sont rassemblés en début d'après-midi à l'hôpital Taillegrain de Bourges © Radio France - Michel Benoit

Les personnels sont assignés et l'incidence de cette grève est donc limitée dans les services, d'autant que la CFDT (majoritaire) et Force Ouvrière ne s'associent pas au mouvement. La CGT dénonce la suppression de 75 postes ces trois dernières années. Des chiffres que ne conteste pas la direction qui met en avant notamment le développement de la médecine ambulatoire et donc moins d'hospitalisations longues, mais aussi la suppression de deux-tiers des contrats aidés (décision gouvernementale) et l'externalisation du nettoyage des secteurs hors soins.  

Le conflit va entrer dans sa troisième semaine à l'hôpital de Bourges
Le conflit va entrer dans sa troisième semaine à l'hôpital de Bourges © Radio France - Michel Benoit

Ce mouvement concerne aussi  l'hôpital Taillegrain de Bourges et sa maison de retraite : " On a l'impression de n'être plus qu'un matricule, explique cette aide-soignante, un matricule qu'on déplace d'un service à l'autre. J'ai une collègue infirmière qui a reçu son planning de juin et qui va devoir aller travailler dans un service autre que le sien, comme aide-soignante. Et cela alors qu'on a un service de remplacement, avec des gens volontaires pour aller travailler momentanément des des services différents.  On nous dit de toujours faire plus avec zéro moyen, et on en a marre. " Le directeur des ressources humaines le reconnait : il est de plus en plus difficile de remplacer les absences et de trouver des personnes volontaires pour travailler la nuit : " Travailler de nuit, tout le temps, ça n'intéresse plus les nouvelles générations. C'est pour cela que nous voulons mettre en place l'alternance jour/nuit, explique Florent Verstavel. Ce projet vise à organiser, à planifier quelques jours où les agents qui sont de jour, passeraient de nuit. Ce serait entre 15 et 30 jours par an et ce serait planifié. ce n'est pas révolutionnaire. beaucoup d'hôpitaux l'ont déjà mis en place."   L'organisation du travail de nuit, c'est justement ce dont se plaignent ces aides-soignantes à l'hôpital Taillegrain : " On est que 7, la nuit pour tout l'hôpital (ndlr : soit environ 260 lits) et la direction envisage de retirer un  poste d'infirmière parce qu'on l'une des rares maisons de retraite à fonctionner encore dans la région avec deux infirmières. Ce qu'on ne prend pas en considération, c'est que les personnes âgées à Taillegrain sont de plus en plus lourdes, et de plus en plus dépendantes. On revoit des maladies qu'on ne voyait pas autrefois. On revoit des personnes avec des escarres parce que les gens sont mal levés. Les résidents sont mal soignés ! " 

Seule la CGT mène la grève à l'hôpital de Bourges
Seule la CGT mène la grève à l'hôpital de Bourges © Radio France - Michel Benoit

La CGT réclame l'embauche de 125 personnes à l'hôpital de Bourges.  Du côté de la direction, on dit aussi subir en partie cette situation et devoir fermer des lits également par manque de médecins : " 25 % des postes de médecins sont vacants, détaille Florent Verstavel. On a dû fermer des services en gériatrie par manque de praticiens. Evidemment qu'on les rouvrira dès qu'on aura des médecins volontaires pour venir." Aux urgences de l'hôpital de Bourges, il manque 2/3 de médecins. Et les urgentistes intérimaires font monter les enchères. Le 1er mai, un médecin réclamait 2.000 euros pour une garde 24 heures. 140 postes d'urgentistes sont vacants en région Centre Val de Loire. Seuls 12 internes sont en formation à Tours. Une situation qui n'est donc pas près de se solutionner. Conséquence de l'inaction des pouvoirs publics, des syndicats de médecins et de l'ordre des médecins qui durant des années  ont feint de ne pas voir le problème des déserts médicaux en France.  

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