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La Haute-Vienne teste un dispositif pour améliorer la santé des enfants placés

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Par , France Bleu Limousin

Les enfants qui font l'objet d'une mesure de protection ne sont pas suffisamment suivis sur le plan médical, d'après un rapport du Défenseur des droits. Pour améliorer ça, une expérimentation est menée, notamment en Haute-Vienne.

Selon le Défenseur des droits, seulement un tiers des enfants ont droit à un bilan de santé lors de leur entrée.
Selon le Défenseur des droits, seulement un tiers des enfants ont droit à un bilan de santé lors de leur entrée. © Maxppp - Ale Ventura

Ils sont fragilisés par un parcours chaotique, victimes de maltraitance ou de violences sexuelles. Et pourtant un tiers seulement des enfants sous mesure de protection ont un bilan de santé à leur entrée dans le système. Constat du Défenseur des droits dans une recommandation de 2017. Depuis, une expérimentation a été lancée dans trois départements, dont la Haute-Vienne. 

C'est surtout le suivi psychologique qui fait défaut, explique Pascale Caquant, directrice de la protection de l'enfance au conseil départemental. "_2.000 enfants étaient concernés fin 2019 en Haute-Vienne_, qu'ils soient placés en foyer ou en famille d'accueil, ou bien suivis dans leurs familles. Et 70% ont des problèmes en santé mentale".

Or, "les délais d'attente peuvent atteindre une année, et pendant ce temps, la situation s'aggrave", explique-t-elle, interrogée sur France Bleu Limousin par Nathalie Col. En cause : un manque de pédo-psychiatres disponibles, et des frais non couverts pas la sécurité sociale pour l'intervention de psychologues, ergothérapeutes ou psychomotriciens en libéral.

Ces professionnels sont désormais remboursés en Haute-Vienne, dans le cadre de l'expérimentation menée depuis 6 mois. Elle va durer 4 ans. Les médecins généralistes sont aussi davantage sollicités pour le 1er diagnostic, avec des tarifs majorés pour ces consultations qui prennent du temps. L'idée, c'est de passer de la gestion d'urgence qui s'impose lorsque les enfants sont en crise, à une prise en charge précoce de leurs traumatismes, pour les aider à se reconstruire et mieux grandir.

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