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La justice ordonne l'expulsion des occupants du "pavillon Nanta" de La Grave à Toulouse

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Par , France Bleu Occitanie

C'est le dôme emblématique de Toulouse, c'est aussi un hôpital et le théâtre d'une bataille politique de longue date. Une partie du site, le "pavillon Nanta" est occupé illégalement depuis quatre ans par des associations et des familles. La justice vient d'ordonner leur expulsion.

La Grave, c'est le célèbre dôme St Joseph mais surtout un hôpital et des locaux inoccupés.
La Grave, c'est le célèbre dôme St Joseph mais surtout un hôpital et des locaux inoccupés. © Maxppp - Didier Pouydebat

Saisi par le CHU de Toulouse et la Ville de Toulouse, le tribunal administratif ordonne ce 20 avril l’expulsion de personnes et d’associations occupant irrégulièrement le "pavillon Nanta", situé sur le site hospitalier de La Grave.

Occupation par des associations solidaires

Dans le cadre d’un projet de reconversion urbaine du quartier Saint-Cyprien, le CHU, propriétaire du site hospitalier de la Grave a mis à disposition de la commune de Toulouse en 2015 une partie du site, en particulier le "pavillon Nanta". Ce bâtiment accueillait auparavant le service de dermatologie, et ne présente pas d’intérêt architectural particulier. 

Ce pavillon Nanta est occupé illégalement depuis fin 2016 par le DAL - Droit au Logement 31 et le centre de solidarité Abbé-Pierre, ainsi qu’une dizaine de personnes (toutes adultes), certaines ayant été relogées depuis. Il restait à ce jour un couple de migrants et un homme isolé sans-abri.

Manifestation au pavillon Nanta en janvier dernier.
Manifestation au pavillon Nanta en janvier dernier. © Radio France - Louis Fontaine

La démolition du pavillon Nanta a été décidée par la Ville pour aménager une ouverture piétonne entre la rue du pont Saint-Pierre et le jardin Raymond VI. 

Saisi par le CHU et la Ville de Toulouse, le tribunal administratif estime que les occupants ne disposent d’aucun droit à s’y maintenir. Il a prononcé ce 20 avril leur expulsion, si besoin avec le concours de la force publique.  Le juge précise que "afin de tenir compte de la précarité et de la vulnérabilité des occupants, le point de départ de l’astreinte est différé, en le fixant à un mois après la notification du jugement".

Bataille extrême-gauche contre mairie

En janvier dernier, ces associations avaient organisé un grand concert de soutien. La mairie n'avait pas souhaité s'exprimer sur ce sujet houleux. Dans un communiqué ce mardi, la Ville précise que des démarches sont déjà en cours pour préparer les orientations vers l'hébergement des trois occupants particuliers. Et que la mairie "souhaite soutenir les actions des deux associations (...)  afin de pérenniser le travail social fait jusqu'ici sur ce site au bénéfice de personnes en grande précarité".

La Ville précise à nouveau sa volonté de renforcer le lien piétonnier jusqu'au jardin Raymond VI et au musée des Abattoirs, par un cheminement paysager rendant possible l'ouverture au public du dôme de La Grave. "Après des mois et des mois d'amalgames mensongers de l'extrême-gauche avec le projet immobilier voisin, pourtant sans lien aucun avec notre projet, nous allons enfin pouvoir rendre ce lieu aux Toulousains, en y organisant un espace paysager et verdoyant mettant en valeur les abords de La Grave", déclare Jean-Luc Moudenc le maire de Toulouse. L'élu fait référence aux accusations du DAL notamment qui prêtait directement à la Ville des intentions d'implanter à la Grave un hôtel de luxe, projet d'un grand groupe privé non loin du pavillon

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