Société

Projet d'éoliennes dans le Ligueillois : la justice annule le refus de l'Etat

Par Xavier Louvel, France Bleu Touraine lundi 30 janvier 2017 à 6:00 Mis à jour le mercredi 1 février 2017 à 18:08

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Illustration © Maxppp - Fred Douchet

La justice administrative casse un arrêté préfectoral. Le préfet de Région avait mis son véto à l'installation de cinq éoliennes sur les communes de Vou et La Chapelle-Blanche-Saint-Martin. L'affaire devrait se poursuivre devant la cour d'appel, si les communes arrivent à financer la procédure.

L'affaire se complique pour les communes de Vou et La Chapelle-Blanche Saint Martin. Le tribunal administratif d'Orléans annule la décision du préfet de Région qui avait refusé l'installation de 5 éoliennes sur les deux communes du Ligueillois. L'affaire pourrait aller à la cour d'appel de Nantes. Les communes concernées doivent trouver entre six à sept mille euros pour payer un avocat.

Le projet avait reçu un avis négatif de la part du préfet de région. Le promoteur VolksWind a saisi la justice, pour casser cet arrêté préfectoral. Les élus tourangeaux n'étaient pas très optimistes sur la décision du tribunal d'Orléans. Le rapporteur public, à l'audience, avait critiqué l'arrêté pris par le préfet de région. Dans la grande majorité des cas, la justice administrative suit les recommandations du rapporteur public.

Une affaire qui peut aller jusqu'à la cour de cassation

A Vou, à la Chapelle-Blanche-Saint-Martin et dans les 8 autres communes alentours, on est donc inquiet. D'autant que pour faire appel, il va falloir trouver de l'argent. Une procédure longue et coûteuse, entre 6.000 et 7.000 euros en frais d'avocat, "difficilement tenable pour une commune de 230 habitants" dit le maire de Vou, "alors qu'en face, le promoteur a une batterie d'avocats".

Le promoteur Volkswind est un rouleau compresseur financier. Jean-Marie Vannier, le maire de Vou

Les habitants des dix communes concernées ont pourtant opposé une fin de non-recevoir à ce projet de cinq éoliennes de 140 mètres de haut. Même chose pour les Bâtiments de France qui contestent la localisation où il y a des châteaux et des monuments historiques.