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Dossier : Affaire Aurélie Vaquier

La lettre au vitriol du maire de Bédarieux au journal Libération, accusé d'égrainer les clichés

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Après un article de Libé sur l'affaire Aurélie Vaquier, le maire de Bédarieux s'indigne du portrait sinistre dressé de sa commune. Sa lettre fait le buzz sur les réseaux sociaux.

"Les rares passants rencontrés le reconnaissent : la vie a déserté la ville depuis longtemps", pouvait-on lire dans Libération le 20 avril à propos de Bédarieux.
"Les rares passants rencontrés le reconnaissent : la vie a déserté la ville depuis longtemps", pouvait-on lire dans Libération le 20 avril à propos de Bédarieux. © Maxppp - Gérard Houin

C'est ce qu'on appelle une lettre bien sentie, avec un brin de vitriol. Le courrier est signé du maire de Bédarieux, à l'adresse du directeur de la rédaction du journal Libération. Francis Barsse n'a visiblement pas apprécié la description sinistre faite de son village dans un article consacré à l'affaire Aurélie Vaquier, dont le corps a été retrouvé récemment sous une dalle de béton dans sa propre maison. Où Bédarieux apparaît comme reculé, sombre et peuplé de "taiseux". 

Ce reportage est empreint, selon le maire de Bédarieux, de condescendance parisianiste. Sa lettre a reçu des centaines de like et commentaires approbateurs sur les réseaux sociaux. 

"Cette brave personne, une fois qu'elle a passé le périphérique, pense qu'il n'y a plus de civilisation." Francis Barsse, maire de Bédarieux

Ainsi commence l'article de Libé : "On n’arrive pas à Bédarieux par hasard. Pour rejoindre cette petite commune de l’Hérault depuis Béziers, il faut traverser une route étroite et sinueuse, étranglée par un tunnel en pierres grises, tout aussi étroit. L’endroit n’a rien d’une destination touristique, encore moins d’un bassin d’emploi dynamique. Les rares passants rencontrés le reconnaissent volontiers : la vie a déserté la ville depuis bien longtemps.

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Parisianisme

De quoi faire bondir monsieur le maire. "On a l'impression qu'on arrive au bout du monde et peut-être même après, répond Francis Barsse à France Bleu Hérault. Je pense que cette brave personne, une fois qu'elle a passé le périphérique, pense qu'elle est à la campagne et qu'il n'y a plus de civilisation. Qu'elle vienne voir Bédarieux avec un autre état d'esprit. La culture ici a une importance primordiale. Bien sûr que je voudrais qu'il y ait plus d'industrie. Mais c'est loin d'être une petite ville pauvre et sans avenir."

Au-delà des seuls propos du journal, le maire sent sa ville dénigrée. "Je ne voulais pas que les habitants se disent que je ne défendais pas notre ville. Alors j'ai écrit cette lettre. Depuis cette affaire, les journalistes veulent nous faire dire des choses, vendre du papier mais sans rapport avec la réalité. Et ça, ça m'énerve."

Valoriser notre territoire

"On ne peut pas laisser ternir notre territoire. C'est déjà assez difficile de le valoriser et de changer notre image, surtout quand on est éloigné des métropoles, pour ne pas laisser ternir ces efforts par des commentaires qui sont déplacés dans le cadre de cette affaire." 

A la fin de son courrier, Francis Barsse invite le journal à venir rencontrer "celles et ceux qui se battent pour redresser ces coins de France trop longtemps délaissés, mais plein d'avenirs, à l'heure où le Covid démontre que la métropolisation atteint ses limites". 

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