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La limite des 100 km : "Ça commence à bien faire !"

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Par , France Bleu Creuse

Vous êtes nombreux à ronger votre frein en attendant de pouvoir de nouveau circuler sur tout le territoire. Depuis le 11 mai on peut se déplacer dans un rayon de 100km. Mais pour les familles éparpillées, comme pour les propriétaires de maisons secondaires, le temps semble long.

Des familles se retrouvent après la fin du confinement
Des familles se retrouvent après la fin du confinement © Maxppp - Laurent Theillet

La crise sanitaire continue de séparer des familles. Depuis le 11 mai, nous avons la possibilité de circuler dans un rayon de 100km. Mais pour les Creusois qui ont des enfants éparpillées aux quatre coins de la France il n'est toujours pas possible de se retrouver. Cette situation commence à peser sur le moral de certains . 

Parallèlement, la Creuse manque cruellement à tous ceux qui ont acheté des résidences secondaires dans notre département... Et qui n'ont plus le droit d'y mettre les pieds depuis le 15 mars. 

Marie-Elisabeth : "Mes valises sont prêtes" 

Marie-Elisabeth Jouanny s'est installée en Creuse il y a quelques années, après avoir passé toute sa vie à Lille. Sa fille aînée est restée dans le Nord avec ses deux enfants. La retraitée ne les a plus vus depuis le mois de février : " Le confinement nous a séparés physiquement" résume-t-elle. 

Malgré des appels téléphoniques quotidiens, Marie-Elisabeth Jouanny se languit de sa fille et de ses petits-enfants qui se trouvent à plus de 600km: 

Ma fille m'a envoyé des petites vidéos. Ça atténue un peu la distance, mais ça ne remplace pas une véritable visite"

La famille avait prévu de se voir plusieurs fois ces dernières semaines, notamment pour Pâques et l'Ascension. Il a fallu tout annuler. Les Jouanny n'ont même pas pu se réunir pour la naissance du bébé de la plus jeune fille de Marie-Elisabeth, qui habite également en Creuse. 

"Mes valise son prêtes. Le jour où on me dit que je peux partir voir ma fille aînée, je monte dans ma voiture et je m'en vais", prévient Marie-Elisabeth Jouanny. Cette Creusoise reconnait que ce qui lui a pesé également, c'est "de ne pas avoir le choix. Je n'ai pas l'habitude qu'on m'interdise des choses", souffle-t-elle dans un sourire. 

Les commentaires suite à notre appel à témoin.
Les commentaires suite à notre appel à témoin. - Camille André

Marie-Elisabeth Jouanny n'est pas la seule à mal supporter de rester éloignée de sa famille. Vous avez été nombreux à commenter notre appel à témoin sur notre page facebook. "C'est très dur. Je ne peux pas me rendre chez mes enfants et mes petits-enfants pour 34 km de trop", regrette par exemple Martine, qui ajoute : "Vivement qu'on puisse se voir. Mais après il faut rester très prudent car le covid-19 est toujours présent".

Nadine Goeminne : "j'aimerais bien pouvoir passer l'été chez vous"

Nadine Goeminne vit une situation différente. Cette habitante de Villeneuve d'Ascq (Nord) n'a pas de famille en Creuse, mais depuis 20 ans, elle a acheté une maison à Issoudun-Létriex. Elle a l'habitude d'y passer tout l'été et une partie du printemps. Depuis son appartement dans le nord, elle pense avec envie à sa Creuse adorée. 

Je tourne en rond dans mon appartement

Quand il fait chaud je ne me sens pas bien du tout, je me sens oppressée. En Creuse ce serait très différent : j'aurais mon jardin, de grands arbres..."

Cette retraitée espère que le Gouvernement autorisera bientôt les déplacements sur tout le territoire : "j'aimerais bien pouvoir passer l'été chez vous", reconnait-elle. Elle ajoute même : "en Creuse nous sommes dans un petit hameau, nous ne sortons que pour faire nos course. Je ne pense pas qu'on pourrait être contaminant". 

Fabienne Boutand : " C'est important de revenir aux sources"

Fabienne Boutand attend elle aussi avec impatience de pouvoir revenir en Creuse. Originaire des alentours d'Aubusson, cette jeune femme est maintenant installée dans le Val d'Oise. Néanmoins elle a gardé sa maison de famille et il ne se passe pas un été sans qu'elle vienne s'y ressourcer : "En Creuse on a de l'espace. On a besoin de ce retour aux sources", assure-t-elle. 

Dès que le Gouvernement donnera son autorisation, elle prévoit de venir passer des vacances dans sa maison de famille. Elle s'attend d'ailleurs à devoir passer de longues heures pour entretenir le jardin, qui est en friche depuis le début du printemps. 

L'utilité de cette interdiction de circuler à plus de 100 km, la laisse assez dubitative : "Quand on va en Creuse, ce n'est pas pour s’agglutiner sur une plage. Ici on a l'espace suffisant pour respecter la distanciation sociale. Cette interdiction de circuler, je trouve ça dommage". 

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