Société

La livraison de plats à domicile cartonne à Toulouse

Par Bénédicte Dupont, France Bleu Toulouse mercredi 10 mai 2017 à 8:18

Durant les moments de creux, les livreurs toulousains se retrouvent souvent square de Gaulle, derrière le Capitole.
Durant les moments de creux, les livreurs toulousains se retrouvent souvent square de Gaulle, derrière le Capitole. © Radio France - Léa Leostic

Difficile de les rater à Toulouse, ces livreurs de repas qui dévalent les rues à vélo. En un an, la marque ultra-dominante, Deliveroo, a décuplé son nombre de commandes et ses coursiers gris et verts font partie du paysage urbain toulousain. L'enseigne doit débarquer bientôt en périphérie.

Vous les avez surement déjà aperçus dans le centre-ville de Toulouse, avec leur vélo, leur gros sac-à-dos et leur combinaison grise et verte : ces coursiers Deliveroo qui livrent à manger à domicile, des plats issus de restaurants toulousains. De plus en plus visibles car de plus en plus nombreux dans l'hyper-centre mais aussi aux Minimes, au Busca et à la Cépière. L'enseigne britannique va tenter l'aventure très bientôt du côté de Labège, et peut-être Blagnac.

REPORTAGE EN UN CLIC (1'13''), signé Léa Leostic

Deliveroo bientôt à Labège

Un peu plus d'un an après leur arrivée, les coursiers Deliveroo sont maintenant 300 à Toulouse, des étudiants pour 75% d'entre eux, ils ont 22 ans de moyenne d'âge. la marque a décuplé son activité la ville rose depuis son arrivée début 2016. La marque implantée dans une vingtaine de villes en France a réussi là où Take Eat Easy , une marque belge, a échoué l'an dernier (voir liens en fin d'article) . Elle n'est pas la seule sur ce créneau de la livraison de repas à domicile à Toulouse, le français Allô Resto (partenaire du leader mondial en la matière, Just Eat)est aussi présent dans la ville rose mais sans commune mesure et un autre concurrent, l'allemand Foodora arrive le 18 mai prochain. Et à une plus petite échelle, les toulousains de Daylimiam essaient aussi de tirer leur épingle du jeu sur ce marché très concurrentiel de la livraison de plats cuisinés.

Pour nous, c'est tout bénef, ça permet de développer la livraison à domicile sans avoir à s'en occuper. On leur verse un pourcentage mais pas besoin d'investir dans des scooters. Et ça nous ramène un flux de clients supplémentaires. — Fabien Aunay du restaurant l'Atelier du Burger

Les livreurs ont 22 ans en moyenne, ils travaillent entre 16 et 18 heures par semaine. - Radio France
Les livreurs ont 22 ans en moyenne, ils travaillent entre 16 et 18 heures par semaine. © Radio France - Léa Leostic

Les livreurs payés à la course

Et si vous les voyez pédaler aussi vite sur les grands axes et dans les petites rues toulousaines, c'est pour une bonne raison : les livreurs sont payés à la course, l'enseigne les rémunère 5 euros pour chaque livraison et ils sont sous le statut d'auto-entrepreneur. Un livreur l'avoue, il faut être sportif, "la semaine dernière, j'ai fait 600 kilomètres ! La zone s'étend à Toulouse, du coup pour nous c'est de moins en moins rentable car les courses sont plus longues". En moyenne, chaque coursier travaille une quinzaine d'heures par semaine.

Au niveau du tarif, c'est pas dingue. Mais on gère nos horaires comme on veux, quand on est étudiant c'est pratique. — une coursière Deliveroo toulousaine

Les restaurateurs aussi y trouvent leur compte. Deliveroo s'est placé sur un créneau qualitatif local avec 80 restaurants partenaires bien connus des toulousains comme l'Atelier du Burger, le J'Go, Duck Me ou le Bibent. L'enseigne se vante de travailler aussi avec de grands chefs comme le toulousain Yannick Delpech ou le montalbanais Christian Constant.

Aujourd'hui, les restaurants nous sollicitent énormément pour travailler avec nous, nous ne démarchons quasiment plus. Pour cent demandes, nous en acceptons sept. — Hugues Decosse directeur de Deliveroo France

Hugues Décosse, directeur France de Deliveroo "On a décidé de miser sur des restos de qualité, plébiscités par les Toulousains, c'est ça qui paie"

Les coursiers sont payés à la course, 5 euros. - Radio France
Les coursiers sont payés à la course, 5 euros. © Radio France - Léa Leostic

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