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Société

La loi contre le harcèlement de rue, un an après : "On protège plutôt les agresseurs"

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Par , France Bleu Vaucluse

Il y a un an était créée la loi contre les violences sexistes et sexuelles, qui introduisait notamment une contravention en cas de harcèlement de rue. En un an, seulement 700 ont été dressées. Un bilan "famélique" selon l'association Osez le féminisme.

Manifestation contre le harcèlement sexuel. (Illustration)
Manifestation contre le harcèlement sexuel. (Illustration) © Maxppp - Jean-Marc Quinet

Département Vaucluse, France

"Je crois que les garçons ne savent même pas que la loi existe.", "Ils s'en foutent complètement, les comportements n'ont pas changés." À Avignon, la loi contre les violences sexistes et sexuelles n'a rien changé, les jeunes femmes ne se sentent pas plus en sécurité qu'avant. 

700 contraventions dressées au niveau national

Au niveau national, 700 contraventions ont été dressées, principalement en flagrant délit. Pas assez pour l'association Osez le féminisme : "Nous estimons qu'il y a environ 3 millions de faits de harcèlement sexiste et sexuel dans l'espace public chaque année, déclare Blandine Deverlanges, la présidente de l'association en Vaucluse.  Alors 700 contraventions..."

Le principal problème, selon elle, la difficulté de caractériser l'agression : "Il est très difficile de prouver un harcèlement de rue. Imaginez une fille qui va dire à son agresseur 'attendez, je vais chercher la police et vous recommencez, pour que vous ayez votre amende'. C'est impossible." Un avis partagé par Lou, 18 ans : "On ne sait pas comment ça marche. Qui il faut voir, comment le prouver, c'est très flou." 

La loi n'a pas fait la preuve de son efficacité." Blandine Deverlanges, présidente d'Osez le féminisme en Vaucluse.

Deuxième problème, déjà évoqué lors de la création de la loi : le risque de déqualification d'agressions : "On disait l'année dernière que cette loi pouvait faire descendre de gravité les événements. On déqualifie une agression sexuelle, donc un délit, en un outrage sexiste, donc une contravention." Et Blandine Deverlanges de dresser ce constat sévère : "La loi n'a pas fait la preuve de son efficacité. Pire, elle a échoué. Le résultat est l'inverse de ce que souhaitait Marlène Schiappa. Aujourd'hui, on protège plutôt les agresseurs..."