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La loi doit-elle retranscrire les évolutions de la famille?

Par Aurélie Locquet, France Bleu Alsace lundi 3 février 2014 à 11:22

Parlement Européen Strasbourg 3
Parlement Européen Strasbourg 3 © Radio France - Stéphane Robert

Après les manifestations pour tous qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Paris et à Lyon ce dimanche, le Parlement européen se penche sur les discriminations fondées sur les orientations sexuelle.

Retrouvez l'interview en intégralité de Sylvie Guillaume, Eurodéputée socialiste

Une personne LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres) sur deux s'est sentie victime de discrimination ou de harcèlement en raison de son orientation sexuelle, selon une enquête de 2013 réalisée par l'Agence des droits fondamentaux dans l'Union Européenne. Autres résultats de cette enquête, une personne LGBT sur trois a fait l'objet de discriminations dans l'accès aux biens et aux services, une sur quatre a été agressée physiquement, et une sur cinq a fait l'objet de discriminations dans le cadre professionnel.

Une feuille de route contre les discriminations

Le Parlement européen se penche donc ce lundi sur une résolution demandant aux Etats membres et à la commission d'adopter une feuille de route contre l'homophobie et les discriminations fondée sur l'orientation sexuelle. Ce plan d'action définirait entre autres une stratégie pour protéger les droits fondamentaux des personnes LGBTI dans des domaines tels que l'emploi, l'éducation, la santé", les biens et services, les familles ou encore la liberté d'expression.

La commission des droits de la femme et de l'égalité des genres a fait quelques propositions sur ce que devrait contenir la feuille de route. Elle souligne par exemple que "les choix en matière de procréation et les services de fertilité devraient être accessibles aux personnes LGBT dans un cadre non discriminatoire et que l'éducation sexuelle doit inclure des informations non discriminatoires et porter un regard favorable sur les personnes LGBTI, de manière à soutenir et à protéger efficacement les droits des jeunes LGBTI."

La polémique déjà en France

Ces sujets font déjà polémique en France. Le gouvernement a décidé de retarder le vote de la loi sur la famille à 2015 au plus tôt. "Le délais permettra de faire de la pédagogie sur le sujet" , estime Sylvie Guillaume, Eurodéputée socialiste.

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