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La mairie de Toulouse s'était opposée à la vente de la maison de Roland, 88 ans, aujourd'hui squattée

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

La municipalité a utilisé une "procédure classique" pour empêcher un promoteur immobilier de raser la maison toulousaine pour construire un immeuble. Depuis, le logement est occupé par des squatteurs et la situation s'enlise.

La maison du 83 avenue de Fronton est occupée depuis l'automne dernier.
La maison du 83 avenue de Fronton est occupée depuis l'automne dernier. © Maxppp - NATHALIE SAINT-AFFRE

Toujours le statu quo autour de la maison de Roland, au nord de Toulouse. Elle est squattée depuis septembre dernier et toute expulsion est impossible, car la justice a reconnu aux occupants le droit à la trêve hivernale, normalement réservée aux locataires avec contrat de bail. Une situation ubuesque qui a provoqué de vives tensions devant la maison mardi 9 février.

Depuis plusieurs mois, la maison était inoccupée, car l’homme de 88 ans a loué un appartement à Albi pour se rapprocher de sa femme en maison de retraite, un EHPAD qu’il compte rejoindre lui aussi. Et pour payer sa place, il souhaitait vendre sa maison de l’avenue de Fronton.

Sauf que la mairie de Toulouse s’est opposée à la vente à l’époque pour préserver le patrimoine architectural du quartier. C'est ce qui ressort d'un courrier envoyé à l'opposition municipale par le premier adjoint, Daniel Rougé, et par Emilien Esnault, en charge de la sécurité. Les élus de gauche avait interpellé la majorité sur la gestion de la situation.

Un refus de vente pour préserver le patrimoine toulousain

Au départ, Roland avait trouvé un accord avec un promoteur immobilier qui avait fait une offre pour sa maison. Mais la mairie de Toulouse a donné un avis défavorable à la vente, car l’acheteur prévoyait de raser le logement pour construire un immeuble.

Un "projet inapproprié" pour Daniel Rougé et Emilien Esnault, qui précisent que ce refus de la mairie est "une procédure classique". Les deux adjoints expliquent notamment que "la proposition était en rupture avec le tissu patrimonial existant", à savoir les dernières toulousaines, les maisons typiques qui survivent dans ce quartier, avec des petits jardins.

D’ailleurs, juste en face de la maison de Roland, de l’autre côté de l’avenue de Fronton, il y a déjà un grand immeuble de cinq étages. Et de nombreux autres ont poussé au fil des ans tout le long de l'axe.

La majorité municipale est cependant interpellée par l’opposition sur la gestion de cette situation. Elle répond que dès que le squat a été identifié, "les médiateurs de la mairie se sont rendus sur place à deux reprises, mais les occupants n'ont pas ouvert".

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