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Société

La maison Chappaz de Béziers bientôt rachetée et rénovée

lundi 24 septembre 2018 à 10:12 Par Stefane Pocher, France Bleu Hérault

La maison Chappaz, construite en 1868 à Béziers par le célèbre sculpteur Jean-Antoine Injalbert va être rachetée par la ville. Un accord financier (600.000 euros) a été trouvé avec le propriétaire. Un concours d'idées pourrait être organisé pour déterminer son avenir.

La maison Chappaz, laissée à l'abandon à Béziers depuis les années 70
La maison Chappaz, laissée à l'abandon à Béziers depuis les années 70 © Radio France - Stéfane Pocher

Béziers, France

Le Conseil municipal de Béziers se réunit ce lundi soir à 18h et devrait confirmer le rachat de la maison Chappaz-Fournaise. Cette bâtisse, abandonnée depuis les années 70 par son propriétaire, se trouve à côté du nouveau Palais de Justice. Construite en 1868 par un grand producteur et vendeur de vin cuit (vermouth) cette bâtisse incarnait à l’époque la richesse absolue de la ville. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse. Maison abandonnée, longtemps squattée. Elle est en ruine. Pour Robert Ménard, cette maison est une horreur. 

Elle représente pour le maire le dernier symbole de la déshérence de la ville.  Celui de l’abandon municipal, dit le maire.

Il pleut à l’intérieur. Le jardin est en friche. Un état de décrépitude avancé. Ce qui est assez regrettable rajoute le maire. La façade avec ses nombreuses cariatides est splendide. La famille Chappaz, qui avait les moyens, a fait appel à l’un des plus grands sculpteurs de l’époque, le Biterrois Jean-Antoine Injalbert, né à Béziers en 1845. De notoriété internationale. Injalbert a côtoyé Rodin. Un grand nombre de ses œuvres se trouvent au musée des beaux-arts de Béziers.

Il y avait urgence rajoute la mairie. D'abord pour préserver ce patrimoine. Et vu l’emplacement, son mauvais état donne une mauvaise image biterroise. Elle est située sur un axe central. La route d’Agde. La plus fréquentée pour se rendre en ville. Juste en face du Polygone, cette galerie commerciale où transitent d’après les chiffres qui nous ont été communiqués environ 4 millions de visiteurs chaque année.

Le propriétaire Jean-Bernard Fournaise avait promis sur le lit de mort de sa mère (qui y était très attachée), qu’il ne la vendrait jamais. Mais ce dernier n’avait pas plus les moyens de la rénover. Il aurait pourtant eu de nombreux projets et propositions de rachats privés et publics.

Robert Ménard a utilisé la manière forte

Le maire de Béziers a menacé d'expropriation ce dernier s'il ne remettait pas la maison en état. Finalement, le propriétaire a décidé de la vendre à la ville. Le prix d’achat a été fixé à 600.000 euros (prix fixé par l’administration des Domaines). Ce projet de rachat est proposé au Conseil municipal ce lundi soir (18h). Sans surprise, il sera accepté. Visiblement même l’opposition se félicite de cet investissement. La ville de Béziers va rénover le toit au plus vite,  les façades et nettoyer le jardin.

La mairie assure n’avoir aucune idée en tête. 

"C’est la maison des Biterrois" dit Robert Ménard, "leur patrimoine". Et d’ailleurs la ville pourrait très bien organiser un concours d’idées et demander aux Biterrois ce qu’ils aimeraient qu’elle devienne. Robert Ménard pourrait faire cette proposition dès ce soir. Les modalités n'ont pas encore été déterminées, mais ce n’est qu’une question de temps.