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Dans le Bas Rhin, la MDPH veut simplifier ses échanges avec les usagers

Par Romane Porcon et Corinne Fugler, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass lundi 17 octobre 2016 à 10:39

La Maison départementale des personnes handicapées dans le Bas Rhin a revu ses lettres. Elles sont désormais plus claires et aimables
La Maison départementale des personnes handicapées dans le Bas Rhin a revu ses lettres. Elles sont désormais plus claires et aimables © Maxppp -

Simplifier la relation entre l'administration et les citoyens, c'est l'objectif lancé il y a trois ans par le gouvernement. La Maison départementale des personnes handicapées du Bas Rhin a relevé le défi. Des courriers plus clairs et plus aimables devraient permettre de renouer le dialogue.

On parle de "choc de simplification", le gouvernement a décidé il y a trois ans de simplifier les relations entre l'administration et les citoyens. La Maison départementale des personnes handicapées du Bas Rhin relève le défi.

Marie-Paule LEHMANN, vide-présidente du Conseil départemental du Bas-Rhin

Les nouveaux courriers sont plus aimables et plus clairs

Jusqu'à présent, les employés avaient à leur disposition 160 lettres types, la plupart très sèches ou incompréhensibles pour indiquer les démarches en lien avec le handicap. Marie Jeanne Bouchet-Braunstein préside le CISI, un collectif d'associations qui soutiennent les jeunes handicapés et leurs familles : "Des formulations dans les courriers étaient parfois brutales, du style votre enfant ne relève pas de telles ou telles prestations avec absolument rien de positif à la clé qui permet de rebondir sur ce refus. C'est assez violent pour un parent d'un enfant handicapé, qui est lui même dans une situation de fragilité."

Des formulations dans les courriers étaient parfois brutales, du style votre enfant ne relève pas de telles ou telles prestations avec absolument rien de positif à la clé

Marie-Jeanne Bouchet-Braunstein, présidente du CISI

Les nouveaux courriers se veulent plus conviviaux et plus clairs. Ils indiquent désormais les services à contacter en cas de besoin. "Il nous fallait trouver des modalités de rédaction à la fois claires, explicites. Donner une information claire sur les recours et les contacts et énoncer les décisions de compensation de façon humaine", précise Bénédicte Autier, directrice de la MDPH.

Bénédicte Autier, directrice de la MDPH

Les efforts portent aussi sur le standard plus réactif maintenant et sur les délais de traitement des dossiers, trois mois et demi aujourd'hui c'était près du double en 2014.

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