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La marche des fiertés en banlieue parisienne : un symbole fort pour les participants

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Pour la première fois depuis 1977, la marche des fiertés est partie de la banlieue parisienne. Des dizanes de milliers de personnes se sont retrouvées à Pantin en Seine-Saint-Denis à 15h ce samedi 26 juin. Pantin, un symbole souhaité par les organisateurs.

Le cortège de la marche des fiertés s'est élancé depuis Pantin (Seine-Saint-Denis)
Le cortège de la marche des fiertés s'est élancé depuis Pantin (Seine-Saint-Denis) © Radio France - Flora Midy

Si une Pride avait été déjà été organisée en Seine-Saint-Denis en 2019, c'est la première fois que la traditionnelle marche des fiertés s'élance en banlieue parisienne. Ce samedi 26 juin, 30 000 personnes selon le comptage de la préfecture de police se sont retrouvées à Pantin, un lieu symboliquement défini par les organisateurs. 

Les militants LGBTQI se sont ensuite dirigés vers la place de la République à Paris, en passant par l'avenue Jean-Jaurès et le boulevard Magenta. 

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Fier d'être LGBT, fier d'être LGBT de banlieue - Erwan

"C'est un signe fort de partir de banlieue et d'arriver à Paris. Ce n'est plus la gay Pride, c'est la marche des fiertés et ce n'est plus la marche des fiertés de Paris mais d'Île-de-France. Fier d'être LGBT, fier d'être LGBT de banlieue", confie Erwan Passey, le co-créateur de l'association Queer Pantin, pour qui les revendications ne doivent pas s'arrêter à l'intérieur du périphérique parisien.

Les participants à la marche ont notamment évoqué des difficultés à assumer leur homosexualité ou leur bisexualité dans les quartiers populaires ou plus ruraux. 

On est heureux de pouvoir enfin tous se retrouver après une longue période isolés - Justine, militante LGBT

Ce samedi, les drapeaux, parapluies, t-shirts et pancartes arc-en-ciel ont redonné un peu de couleurs au ciel gris et pluvieux. 

Un moment de joie et de communion pour Justine 18 ans, qui vivait sa première marche des fiertés : "C'est génial de vivre ça pour la première fois. C'est beaucoup de fierté et on est heureux de pouvoir enfin tous se retrouver après une longue période isolés avec le Covid."

"Pas de fierté sans les trans" pouvait-on lire sur une pancarte.
"Pas de fierté sans les trans" pouvait-on lire sur une pancarte. © Radio France - Flora Midy

Une marche plus que jamais politique

"Ca fait 10 ans qu'on attend la PMA qui a encore été rejetée par le Sénat. On en a marre d'espérer. Il faut renverser cette société", estime Mimosa, de la commission NPA LGBTI. Pour elle, cette marche est plus que jamais politique après que les sénateurs ont mis fin aux débats pour la dernière lecture au Sénat du projet de loi sur la bioéthique qui porte notamment l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. 

L’Assemblée nationale devrait voter, mardi 29 juin, l’accès élargi à la PMA.

"Ne pas pouvoir avoir d'enfant, c'est le drame de notre vie", regrettent Cassandra et Matéo qui est transsexuel. "On se fait mal regarder... même en 2021". "Parents trans mais pas transparents", pouvait-on notamment lire sur des pancartes pendant la marche.

On n'a pas à être jugé pour ce qu'il se passe dans notre lit - Christian, 68 ans

Christian, lui est habitué des gay Pride. Même s'il apprécie y participer pour soutenir la cause et pour l'ambiance festive, il regrette de devoir en arriver là : "Ce qui se passe dans notre lit, ça ne regarde personne. C'est dommage d'être obligé de continuer à faire des marches. On préfèrerait ne pas le faire."

Cassandra et Matéo, militants pour la PMA
Cassandra et Matéo, militants pour la PMA © Radio France - Flora Midy
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