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Société

La "Marche des Potes" à Dijon pour l'égalité et la fraternité

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Par , France Bleu Bourgogne

La "Marche des Potes", un tour de France pour l'égalité et la fraternité, s'est arrêtée à Dijon ce vendredi. Objectif : aborder avec les jeunes bourguignons les attentats de Paris du 13 novembre dernier, avec en toile de fond les discriminations et l'Islam radical.

La Maison des Potes aux Grésilles, quartier populaire de Dijon
La Maison des Potes aux Grésilles, quartier populaire de Dijon © Radio France - Aurélien Tiercin

Dijon, France

Est-ce plus compliqué d'être musulman en France aujourd'hui plutôt qu'en 2014 ? Comment les jeunes se radicalisent pour devenir des fanatiques tuant au nom d'Allah ? Des questions posées sur la table par l'association "La Maison des potes" à l'occasion de la "Marche des Potes". Elle se déplace de ville en ville, de région en région pour faire réfléchir les jeunes sur les valeurs de la République. Cette fois, les Potes sont à Dijon, aux Grésilles, quartier populaire multicutlurel par excellence.

Le service civique contre le radicalisme

Et depuis le 13 novembre 2015, tous les yeux sont braqués sur la notion de fraternité. Et notamment entre les musulmans et les non-musulmans. Les "Potes" de Hyacinthe Diouf, le président départemental de l'association, sont là pour ouvrir le débat, apporter quelques réponses. A Dijon, ils s'associent à UnisCité, une association qui accompagne les jeunes à s'engager dans le service civique. Pour Franck, un des membres de la "Maison des Potes" de Dijon, cet engagement permet aux jeunes de s'insérer dans la société et de ne pas plonger dans la religion.

Franck, membre de la "Maison des Potes" de Dijon

"Les jeunes dijonnais font un boulot remarquable" souligne Hyacinthe Diouf. Dans la salle de discussion ce vendredi, ils sont une grosse dizaine, engagés depuis le mois d'octobre pour rendre service. Mourad a choisi de passer du temps avec les personnes âgées, il a 24 ans. "J'ai décidé de me consacrer aux autres, donner de mon temps. Après des études de sérigraphie et un bac Pro, je voulais voir autre chose'".

Les musulmans se sentent mal

Mourad est de culture musulmane, mais il n'est pas croyant. Pourtant, dans le bus, ils sent les regards sur lui depuis les attentats de Paris. Un exemple parmi des milliers en France. Alors la "Marche des Potes" se veut aussi fraternelle.

Au départ, la marche consistait à transmettre les valeurs de l'égalité aux jeunes. Mais avec les attentats, la question de la fraternité est devenue fondamentale.

Slimane Tirera, président de la "Maison des Potes" France

Et même dans un quartier comme les Grésilles, où la communauté musulmane est bien représentée, les tensions existent.

La difficulté d'être musulman après les attentats

La Marche des Potes a en tout cas permis à des gens de culture et d'horizon différents de se rencontrer, de sympathiser "le début de la fraternité, de la résistance" comme le dit Franck, un "Pote dijonnais, bourguignons, français et fier de l'être".