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La marche mondiale des femmes de passage au Pays Basque

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Par , France Bleu Pays Basque

Une cinquantaine de militantes féministes du Pays Basque ont participé à la cinquième marche mondiale des femmes. Plusieurs rassemblements ont été organisés ce samedi 27 février à Ascain, Ciboure, Urrugne ou encore Hendaye.

Une cinquantaine de militantes féministes du Pays Basque ont participé à la cinquième marche mondiale des femmes
Une cinquantaine de militantes féministes du Pays Basque ont participé à la cinquième marche mondiale des femmes © Radio France - Sonia Ghobri

Des féministes du Pays Basque ont entamé une forme de pèlerinage avant la marche mondiale des femmes, prévue le 8 mars prochain. Plusieurs rassemblements ont été organisés ce samedi, sur la thématique des frontières. "Nous avons décidé d'aborder cette problématique cette année parce qu'elle est liée au mouvement féministe : beaucoup de femmes subissent aussi des violences raciales, des violences à cause des frontières fermées", explique Ana, militante au sein du collectif féministe EME8 Azkaine qui a répondu à l'appel lancé de l'association Bagera-Nous Sommes.

Rassemblements à Ascain, Ciboure, Urrugne, Birriatou, Hendaye 

Environ 30 manifestantes se sont retrouvées à 10 heures ce samedi 27 février à Ascain. Toutes étaient habillées en noir avec un foulard ou un autre accessoire violet, couleur des féministes. Après les discours, une danse. Puis, les manifestantes ont repris leur voiture pour se rendre à Ciboure, en passant par Saint-Jean-de-Luz. Des ballons violets accrochés aux rétroviseurs, des drapeaux sortis par les fenêtres et des coups de klaxon pour interpeller les passants. 

Les militantes ont été accueillies en musique par une dizaine d'autres manifestantes. Certaines ont dansé avec des draps, pour symboliser l'union des peuples

Collecte de draps pour symboliser l'union des peuples 

Depuis le 20 février, les collectifs féministes engagés dans cette marche mondiale des femmes font une tournée dans différentes communes du Pays Basque (de Ascain, à Bayonne en passant Donostia, de l'autre côté de la frontière) afin de récupérer des draps customisés pour l'occasion. "Par exemple, nous avons écrit « je ne suis pas libre tant que n'importe quelle autre femme est privée de sa liberté, même si ses chaînes sont très différentes des miennes ». C'est une phrase d'Audre Lorde, une militante féministe engagée dans le mouvement des droits civiques en faveur des Afro-Américains", précise Joana, du collectif EME8 Azkaine.

Tous ces draps seront confiés l'artiste Zarys, qui réalisera le samedi 6 mars, une performance participative pour célébrer la journée des droits des femmes. Itziar, militante de l'association Bagera souhaite délivrer un message : "nous allons attacher tous les draps ensemble, symboliquement, pour faire une sorte de rivière. Pour montrer qu'il n'y a pas de frontières mais que des ponts"

Plusieurs rassemblements étaient organisés au Pays Basque pour la marche mondiale des femmes
Plusieurs rassemblements étaient organisés au Pays Basque pour la marche mondiale des femmes © Radio France - Sonia Ghobri

La manifestation s'est poursuivie à Urrugne, toujours de manière festive au rythme des txalaparta et des guitares. Le cortège s'est étoffé avec une dizaine de manifestantes supplémentaires. Le défilé a rejoint Birriatou et enfin Hendaye.  

Début et fin de la marche à la frontière à Hendaye

Hendaye, un choix symbolique également. La première action menée dans le cadre de cette cinquième édition de la marche des femmes a été organisée le 17 octobre dernier dans la ville. Cette date n'a pas été choisie au hasard : c'est la journée mondiale du refus de la misère. "Nous avons ouvert et nous fermerons cette marche à la frontière à Hendaye pour rendre visibles les invisibles : toutes ces femmes migrantes qu'on ne voit pas. Quand on pense aux gens qui traversent la frontière on imagine des hommes, jeunes, mais ce n'est pas un bon reflet de la réalité. Dans le monde, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à traverser les frontières. Souvent elles sont accompagnées d'enfants, souvent elles ont subi des violences sexuelles", explique Itziar.

Depuis octobre, les militantes féministes ont créé des groupes de travail en ligne. "Nous voulons comprendre en quoi les frontières compliquent la vie des femmes migrantes. Nous, avec nos peaux blanches, nous sommes privilégiées. Toutes les femmes rencontrent des difficultés dans la société actuelle mais les migrantes doivent faire face au racisme en plus. Ces femmes récupèrent les emplois que personne ne veut, sous-payés, précaires. Et elles rencontrent en plus, à régulariser leur situation, s'insurge Aintzane.

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